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À Trois-Rivières, une nouvelle épicerie à rabais ouvrira ses portes dans les prochaines semaines au centre commercial Normanville. Ce modèle gagne en popularité alors que de plus en plus de consommateurs cherchent à réduire leur facture alimentaire.
D'ici quelques jours, les tablettes de la nouvelle épicerie Bouffe à rabais seront remplies de produits vendus à prix réduit.
Le copropriétaire, Nicholas Bourque, estime que les clients feront des économies substantielles. En moyenne, les gens vont sauver entre 50 et 70 % sur les produits en magasin, comparativement aux produits réguliers en épicerie. Nos produits sont des produits déclassés qui ont des dates courtes ou le "meilleur avant" est passé, c'est pour ça qu'on est capables d'avoir des bas prix.
Alors que les coûts des aliments frais continuent de grimper, les produits qui le sont moins, mais encore comestibles, suscitent l’intérêt, selon Nicholas Bourque.
Il n’y a plus juste des gens qui n'arrivent plus à la fin du mois. Il y a des gens plus aisés qui viennent nous voir et disent : "Si on peut économiser 20, 40 $, pourquoi ne pas en profiter?"
Il observe qu’au cours des dernières années, l'achalandage a augmenté.
Certains clients rencontrés sur les lieux témoignent : Il faut regarder de près pour comparer les prix. C'est sûr qu'on essaie de faire en sorte que notre budget arrive à la fin de l'année.
Trois kilomètres plus loin, le commerce Écono-prix, spécialisé dans les fruits et légumes à rabais, observe lui aussi une hausse importante de sa clientèle, rapporte sa présidente, Mélissa Fournier.
L'année passée, on avait environ de 700, 800 personnes par semaine. Maintenant, on est rendus à 1300, 1400 clients, même 1500 parfois par semaine. Clairement, il y a une demande.
Entre 2019 et 2024, l'insécurité alimentaire est passée de 11 % à 20 % au Québec, une hausse qui a des répercussions sur les habitudes de consommation, selon Ali Romdhani, sociologue et professeur au Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation à l’Université Laval.
Il rapporte que la popularité des épiceries à rabais a aussi des conséquences sur les banques alimentaires.
Au début les magasins vont faire des promotions sur les produits, ils vont essayer de les refiler via des applications Too Good to go. Ensuite, ils vont les envoyer en déstockage pour des magasins comme Liquidation Marie et en dernier lieu dans les banques alimentaires. Ce qu'on constate finalement, c'est que l'essor de ce maillon gruge les denrées disponibles pour le dernier maillon.
Nous, c'est sûr qu'on remarque une baisse des dons qu'on peut retrouver dans ces épiceries à rabais. On imagine que ça aide une certaine population, constate le directeur général de Moisson Mauricie, Gaël Chantrel.


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