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Les employés de l’Université du Yukon ont une nouvelle convention collective

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Environ deux semaines après avoir signé une entente de principe, l’Université du Yukon et le Syndicat des employés du Yukon ont ratifié vendredi une nouvelle convention collective pour les trois prochaines années, mettant ainsi un terme à un conflit de plus d’un an et demi.

La convention collective était échue depuis juin 2024. Depuis, les deux parties s’étaient engagées dans une procédure de conciliation par un tiers.

La nouvelle entente entre en vigueur rétroactivement, du 1er juillet 2024 au 30 juin 2027. Elle prévoit une hausse salariale sur trois ans de 12,75 % pour le personnel et de 10,75 % pour le corps professoral.

Elle comprend également une augmentation des indemnités pour les chargés de cours et plusieurs autres changements non financiers, dont l'ajout d'une branche d'enseignement au sein du corps professoral.

La présidente par intérim de l'Université du Yukon, Shelagh Rowles, a indiqué que la question salariale constituait le principal point de discorde durant les négociations.

Selon elle, le syndicat réclamait une augmentation salariale d'environ 24 %, tandis que l'offre initiale de l'Université prévoyait une hausse de 7,5 % sur trois ans. Nous étions très loin d'un accord, dit-elle. Il a fallu beaucoup de travail pour parvenir à un consensus.

Shelagh Rowles affirme toutefois que le nouvel accord est complet, car il concilie la hausse du coût de la vie et les contraintes budgétaires auxquelles fait face l’Université.

Un long processus

Dans un échange de courriels, vendredi, la présidente du syndicat représentant les travailleurs de l'Université du Yukon, Stacy Savage, qualifie de long et indéniablement difficile le chemin menant à la ratification de la nouvelle convention collective.

Grâce à cette entente, nous pouvons recentrer nos efforts sur le soutien à nos étudiants et le renforcement de la communauté de l'Université du Yukon, poursuit-elle.

Le syndicat compte plus de 400 membres, allant d’employés d’entretien aux membres du corps professoral, en passant par les membres du personnel administratif.

Shelagh Rowles affirme que l’Université du Yukon a eu de la chance, car elle n’a pas subi les contrecoups récents des compressions fédérales au programme pour étudiants internationaux.

Nous n’avons jamais dépendu des étudiants internationaux pour financer l’Université, dit-elle.

Elle ajoute toutefois que le mandat de l’Université a évolué et qu’il priorise à présent la création de nouveaux diplômes, ce qui nécessite des investissements accrus.

Il s’agit simplement de s’assurer que nous ne vivons pas au-dessus de nos moyens, soutient-elle. C’est toujours un jeu d’équilibre.

Soulagement parmi les étudiants

Le représentant du syndicat des étudiants, David Rojas, affirme que la ratification de la convention collective a eu l’effet d’un grand soulagement sur le campus.

Il estime que le syndicat des étudiants est parvenu à placer les besoins et les inquiétudes des étudiants au cœur des discussions. Le fait d'éviter toute perturbation était absolument crucial, affirme-t-il, en faisant référence au mandat de grève qui planait sur les étudiants depuis plusieurs semaines.

Paul Angelo Jovenes, un étudiant international qui travaille au centre sportif de l’Université, s’est dit heureux d’avoir évité une grève, parce qu’elle aurait empêché ses supérieurs de travailler, le laissant lui aussi temporairement sans emploi.

Un étudiant est assis derrière un bureau dans les locaux de l'Université du Yukon à Whitehorse.

Paul Angelo Jovenes est un étudiant international à l'Université du Yukon qui travaille au centre sportif de l'établissement.

Photo : CBC / Isabel Ruitenbeek

Raminder Kaur, une étudiante qui travaille à la bibliothèque de l’Université, se serait elle aussi retrouvée dans la même situation : Le Yukon est très cher. Il est très difficile de survivre sans emploi.

Comme une grève aurait retardé l'obtention de son diplôme, elle s'inquiétait surtout des coûts administratifs potentiels liés à la demande de prolongation et le renouvellement de son permis d’étude.

Avec les informations d’Isabel Ruitenbeek

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