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Deux institutions postsecondaires s’unissent pour contrer la pénurie de main-d’œuvre en travail social. Les étudiants du collège communautaire pourront poursuivre leur formation à l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) pour obtenir un baccalauréat qui reconnaît les acquis du collège.
Ainsi, un étudiant pourra obtenir un diplôme en Technique en service social et communautaire du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) après ses deux ans d'études. S’il décide qu’il aimerait obtenir un baccalauréat, il pourra accéder directement à la troisième année du baccalauréat en travail social à l’UNB, campus de Saint-Jean.

Pierre Zundel, président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Pour la personne qui fait ça, ça ne va pas lui avoir coûté de temps. C’est le même temps que ça aurait pris pour un baccalauréat, explique Pierre Zundel, président-directeur général du CCNB au micro de l’émission La matinale.
D’autres campus du CCNB offriront le programme
Pierre Zundel ajoute que deux campus offrent actuellement la technique en service social et communautaire. Devant la demande en main-d’œuvre, l’institution offrira ce programme dans les cinq campus francophones, dès septembre.
Il croit que cette passerelle incitera des étudiants à rester dans leur région pour débuter leur formation avec le CCNB, avant de la compléter à l’UNB.
Les gens vont pouvoir faire leurs premières années là où ils sont déjà. [...] Plutôt que d’avoir à déménager à Moncton ou Saint-Jean, ils vont être capables de faire les deux premières années proches de chez elles, avec tout l’appui communautaire et demeurer à la maison.
Pierre Zundel précise qu’il sera possible pour un diplômé du collège d’entrer sur le marché du travail pendant quelques années et de prendre la décision, ensuite, de poursuivre sa formation vers le baccalauréat. Ça donne tout de sorte de flexibilité.
Un besoin de main-d'œuvre
Le PDG du CCNB dit avoir eu plusieurs discussions avec les employeurs des travailleurs sociaux, comme les réseaux de santé, le milieu scolaire et les foyers de soins. Le besoin de main-d’œuvre dans ce secteur lui a souvent été souligné.
On a constaté la profondeur du besoin et on s'est dit on va commencer, dit-il. La demande est là en ce moment.
Par communiqué, le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Jean-Claude D’Amours, dit être ravi de voir ce parcours simplifié qui vient élargir l’accès à l’éducation pour les étudiants.

Jean-Claude D'Amours, ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Honorine Ngountchoup
Il note aussi le besoin criant dans ce domaine. Cette nouvelle arrive à point nommé, alors que les travailleurs sociaux sont très recherchés, et nous espérons que davantage d’étudiants pourront s’engager dans cette voie professionnelle enrichissante, dit le ministre.
Selon le directeur général de l’Association des travailleuses et des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick (ATTSNB), Miguel LeBlanc, ce partenariat permet de soutenir la croissance à long terme de la main-d'œuvre et de pourvoir des postes vacants critiques.

souligne Miguel LeBlanc, directeur général de l’Association des travailleuses et des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : CBC
L’ ATTSNB est fière d’appuyer cette initiative dans le cadre de notre stratégie de recrutement et de maintien en poste. Les institutions postsecondaires, les élèves et la main-d’œuvre à venir bénéficieront tous de cette initiative et nous demeurons déterminés à étendre des ententes similaires à travers la province.
Ce protocole d’entente est en vigueur pour une période initiale de cinq ans, avec possibilité de renouvellement.


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