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Le coût de la vie élevé force de nombreuses familles canadiennes à faire des choix difficiles, notamment quand il s’agit d’envoyer leurs enfants dans des camps d'été.
Pour Cinda Bischoff, une mère de Spruce Grove, en Alberta, une expérience de camp nocturne pour sa fille de 11 ans n’entre pas dans son budget familial.
Il est toujours difficile de devoir dire non à ses enfants, avoue-t-elle. La hausse du coût de la vie rend tout difficile.
Elle ajoute que cette pression a été aggravée par de récents problèmes de santé : Je suis survivante du cancer du sein. Ce défi, en plus du coût de la vie, nous met dans une situation financière difficile.

Cinda Bischoff et sa fille Cecily vivent à Spruce Grove, à l'ouest d'Edmonton. Elle explique qu'elles renoncent cette année aux camps d'été avec hébergement en raison de leur coût.
Photo : Fournie par Cinda Bischoff
Une demande croissante d’aide financière
Certains exploitants de camps d’été en Alberta constatent cette pression financière.
Nous avons eu une période d’inscription difficile, précise Jon Olfert, directeur général du camp Valaqua à Water Valley. Les effectifs ont baissé d’environ 17 % cette année par rapport à 2025, soit 50 jeunes de moins.
Certaines familles doivent retirer leur inscription, car elles ne pouvaient pas se le permettre financièrement, dit Jon Olfert.
Rester cinq nuits au camp revient au minimum à 450 $. Le camp a dû augmenter les frais d’inscription de 5 % afin de compenser en partie la hausse de ses propres coûts d'exploitation.
Venir ici est une dépense discrétionnaire, explique le directeur général du camp. Nous comprenons pourquoi cela est souvent la première dépense retirée d’un budget familial.

Jon Olfert est le directeur général du Camp Valaqua, situé à Water Valley, en Alberta.
Photo : Radio-Canada / Ina Sidhu
La baisse des inscriptions a également des répercussions sur les activités du camp qui a dû réduire les horaires de certains membres du personnel saisonnier.
Parallèlement, les demandes d'aide financière, provenant de donateurs, ont plus que doublé cette année, pour atteindre près de 5000 $.
En règle générale, nous subventionnons jusqu'à 50 % des frais. Nous pouvons aller plus loin si nécessaire. L'objectif est de faire en sorte que les aspects financiers ne constituent pas un obstacle à la participation au camp, explique Jon Olfert.
Un recul des dépenses discrétionnaires
Dans un sondage de l’Institut Leger réalisé à travers le pays, les répondants indiquent que c'est souvent dans la catégorie des loisirs qu'ils choisissent de faire des compressions budgétaires.

Le camp Valaqua propose des séjours estivaux avec hébergement pour les enfants âgés de 7 à 17 ans.
Photo : Radio-Canada / Ina Sidhu
Anita Khanna, vice-présidente des relations gouvernementales et des politiques publiques de l'organisme United Way Centraide Canada, estime que les familles coupent de plus en plus dans les dépenses discrétionnaires.
Pour les familles, il peut s’agir de sorties au musée ou d’expériences enrichissantes qui aident leur enfant à comprendre le monde qui l’entoure et favorisent son développement ainsi que sa découverte de nouvelles cultures ou de nouvelles connaissances, déclare-t-elle.
Elle ajoute que cela peut avoir des répercussions durables sur les enfants.
D’après un texte (nouvelle fenêtre) d’Ina Sidhu


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