NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
par Manlio Dinucci
La paix par la force est un slogan qui a toujours galvanisé les foules pour les conduire au désastre. Aujourd’hui invoqué par le président Donald Trump, il ne lui a pas permis de vaincre une puissance moyenne, l’Iran, et plonge, par contre-coup, des centaines de millions de personnes, n’ayant aucun rapport avec ce conflit, dans la disette et, bientôt, dans la famine.
Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 23 mai 2026
Après avoir signé les accords de Munich avec le chancelier Adolf Hitler, le Premier ministre britannique, Neville Chamberlain, déclara : « Dans ces conditions, il me semble que seuls les imprudents, les irresponsables ou les ignorants peuvent souhaiter que le gouvernement en place suive une autre politique que celle que nous nous sommes fixée, une politique de paix par la force… contre quiconque serait assez téméraire pour nous attaquer. » On sait où cette « sage » politique nous a conduit.
La Maison Blanche annonce : « La doctrine de paix par la force — mise en œuvre par l’Administration Trump — a consolidé les alliances et positionné l’Amérique comme une force indispensable pour la stabilité mondiale. Au fur et à mesure que ces résultats s’ajoutent, nous sommes sans équivoque entrés dans un Âge d’Or de la Grandeur Américaine, qui promet opportunité et sécurité plus grandes encore pour l’avenir ». Pour « la doctrine de paix par la force » l’Administration Trump a augmenté la dépense militaire états-unienne de 860 milliards de dollars pour l’année fiscale 2025 à 1 450 milliards de dollars dans l’année fiscale 2027.
S’y ajoutent 488 milliards de dollars pour le département des Anciens combattants et autres allocations à buts militaires qui portent la dépense militaire annuelle des États-Unis à plus de 2 000 milliards de dollars, soit à plus d’un quart de la dépense publique du Gouvernement fédéral. Le coût réel des guerres se trouve largement sous-estimé dans les bilans officiels : le coût de la guerre contre l’Iran, qui selon le Pentagone a été jusqu’à présent de 29 milliards, est estimé par la revue Forbes à presque 200 milliards de dollars.
Le blocus du Détroit d’Ormuz, que les États-Unis continuent à maintenir en fermant avec leurs propres navires de guerre l’entrée du Golfe d’Oman, empêche surtout les pays asiatiques de recevoir de l’Iran et d’autres pays du Golfe Persique le pétrole et le gaz dont ils ont besoin. Ceux-ci sont fournis aux pays asiatiques, en mesure croissante, par les États-Unis à des prix bien supérieurs. L’augmentation des prix de l’énergie a provoqué une augmentation des prix des produits agricoles avec des conséquences désastreuses.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) prévoit que l’augmentation des prix des denrées alimentaires réduit l’accès à la nourriture pour les familles pauvres qui déjà avant le conflit arrivaient avec peine à se permettre une alimentation minimale. Pour les 53 États pour lesquels des données sont disponibles, on prévoit que le nombre de personnes qui souffriront de faim aigüe augmentera de 45 millions — rapport à une base de référence pré-conflit de 318 millions — si le conflit devait se poursuivre jusqu’au second trimestre de cette année. En tout, plus de 360 millions de personnes pourraient se trouver dans une situation de grave insécurité alimentaire en 2026. Cela signifie que des millions de personnes pourraient mourir de faim. De cette façon la guerre provoque beaucoup plus de victimes que celles provoquées par les bombardements.
D’autres mourront par les effets de la pollution provoquée par le bombardement états-unien et israélien de raffineries iraniennes de pétrole. Une marée noire a atteint une île iranienne du Golfe Persique, Shidvar, entourée d’eaux cristallines couleur turquoise qui offrent un refuge à des tortues marines (tortues imbriquées) et à des dauphins en voie d’extinction. C’est une des plus importantes réserves naturelles protégées d’Iran. De grandes bandes sombres de pétrole serpentent maintenant le long des plages de sable blanc. On y voit des oiseaux, des tortues et des crabes pris au piège dans des amas de goudron.
Augmente en même temps le danger de guerre nucléaire, soit au Moyen-Orient où Israël — unique État de la région possédant des armes nucléaires — pourrait les utiliser dans la guerre contre l’Iran, soit en Europe où les États-Unis ont déployé des armes nucléaires pointées contre la Russie. La Finlande a déclaré révoquer les restrictions qui interdisent la présence d’armes nucléaires sur son territoire, afin d’aligner le pays sur la politique de « dissuasion » de l’OTAN après son adhésion à l’Alliance en 2023. Ceci signifie que des armes nucléaires états-uniennes — comme les nouvelles bombes B61-12 déjà déployées en Italie et dans d’autres pays européens — peuvent être déployées en Finlande au bord de Saint-Pétersbourg et d’autres grands centres urbains. Le Kremlin a prévenu que des armes nucléaires en Finlande constitueraient une très grave menace pour la Russie. Il a donc effectué des exercices nucléaires auxquelles ont participé, du 19 au 21 mai, 64 000 militaires et 7 800 engins pour le lancement de missiles à tête nucléaire.


2 week_ago
36

























.jpg)






French (CA)