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Pour informer ses membres, la Fédération des communautés africaines francophones de Calgary organisait une table ronde sur les 10 questions référendaires.
L’activité se voulait non partisane, l’objectif étant d’expliquer les questions aux membres des communautés. L’ancienne ministre Leela Aheer, l’ex-président du journal Le Franco, Louis Grenier, et le vice-président du Conseil scolaire FrancoSud, Gautier Djeukam, étaient les conférenciers invités.
Sakine Mahamat, la présidente du conseil d’administration de la FCAF, indique que l’événement permet aux communautés représentées par l’organisme de s’engager et de suivre ce qui s’en vient avec ce référendum.
Il y a des inquiétudes parce que les cinq premières questions traitent d’immigration et on trouve que ça touche nos communautés. Alors, ils doivent savoir en quoi elles consistent afin de prendre une décision quand les gens vont voter.
Elle invite les gens qui ont assisté à la table ronde à en faire le compte rendu au sein de leur communauté.
J’aimerais dire aux gens qui peuvent voter qu’ils peuvent porter la voix de ceux qui ne peuvent pas voter, comme ceux qui sont résidents permanents, demandeurs d’asile ou réfugiés, ajoute-t-elle.

Gautier Djeukam a mentionné que son rôle de conseiller scolaire ne lui permettait pas de partager son opinion sur les questions référendaires.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
Quant à lui, le conférencier Gautier Djeukam était présent pour parler des questions qui touchent à l’éducation francophone, notamment celles portant sur l’accès aux services sociaux pour certains groupes issus de l’immigration, celles qui demandent s’ils devraient payer pour avoir accès aux services ou celle sur l’avenir de l’Alberta au sein du Canada.
Selon lui, ce sont des questions qui sont un peu techniques et les gens doivent être informés davantage pour prendre une décision. Il a aussi précisé qu’en tant que conseiller scolaire, il participait à la table ronde pour expliquer les enjeux et non pour donner son opinion.

Le secrétaire des communautés africaines francophones de Calgary, Patrick Njapa, animait cette activité qui visait à informer les participants.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
L’événement a attiré environ 15 personnes sur place et près de 30 personnes en ligne.
Parmi les personnes présentes se trouvait Ismaël Diallo, président de l'Association des Guinéens de Calgary. Il soulève l’importance de participer à cette conférence pour comprendre et transmettre ce qui s’est dit à ma communauté.
Ce n’est pas forcément tout le monde qui peut avoir le temps de venir ici pour s’informer. Donc, il faut vraiment que les leaders communautaires aillent chercher l'information et la partagent dans leur communauté respective.
Même si l’événement était non partisan, certains conférenciers ont partagé leur avis avec les gens présents.
C’est d’ailleurs une des critiques que formule un des participants, Hermann Logsend. J’aurais aimé qu’il y ait une vision opposée à celle des conférenciers, dit-il.

Louis Grenier et l'ancienne députée Leela Aheer ont été très critiques envers certaines questions référendaires.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
Leela Aheer a affirmé que, selon elle la réponse doit être éclatante, non aux neuf questions et oui pour rester au Canada. Pour sa part, Louis Grenier a souligné qu'il trouvait que les questions sur l’immigration manquaient de clarté et que la question sur la place de l’Alberta au sein du Canada pouvait créer des fractures sociales.

Hermann Logsend a posé une question aux conférenciers.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
Toutefois, M. Logsend mentionne aussi que l’événement lui a permis d’être plus au courant des questions et de l'importance de certaines d’entre elles . Il croit aussi qu’il faudrait une autre séance pour que les gens soient plus informés.


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