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Les aspirants à la chefferie libérale débattent de l’importance d’avoir un siège

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Le premier débat de la course à la chefferie du Parti libéral de l'Ontario s'est ouvert lundi soir sur une division marquée entre ceux qui détiennent un siège et ceux qui n'en ont pas.

Au cours du débat de 90 minutes, les cinq candidats ont présenté leurs propositions en matière de santé, d'éducation et d'abordabilité. Bien que certains points de vue aient divergé, l'ensemble demeurait cohérent, puisqu'ils aspirent tous à diriger la même formation politique.

Un sujet a toutefois suscité des prises de position tranchées et opposées   le prochain chef doit-il obligatoirement occuper un siège à l'Assemblée législative?

La personne que les membres libéraux éliront en novembre sera le quatrième chef du parti depuis 2018, année où les libéraux ont quitté le pouvoir.

Les deux derniers chefs, Steven Del Duca et Bonnie Crombie, ne siégeaient pas à la Législature, et le parti est demeuré au troisième rang à l'issue des élections de 2022 et de 2025.

Deux membres du caucus, Lee Fairclough et Stephanie Bowman, soutiennent qu'il s'agit d'un facteur déterminant.

J'entends régulièrement des libéraux et d'autres personnes partout en Ontario dire que nous ne pouvons plus continuer à faire la même chose, a déclaré Mme Fairclough, députée de la circonscription d'Etobicoke-Lakeshore.

Nous avons essayé cette formule à plusieurs reprises et cela n'a pas fonctionné. Si nous avons une candidature convaincante, qui possède une expérience de leadership et qui siège à la Législature, cela fera toute la différence.

Deux des trois autres candidats, le défenseur du droit au logement Eric Lombardi et l'ancien conseiller politique Dylan Marando, affirment que ce critère n'est pas la priorité des électeurs.

Lors des prochaines élections générales, lorsqu'une jeune mère ou un jeune père entrera dans l'isoloir, il ne se demandera pas : le chef a-t-il un siège?, a soutenu M. Marando.

Il se demandera plutôt : ce chef a-t-il ce qu'il faut pour améliorer l'éducation de mes enfants? A-t-il ce qu'il faut pour améliorer les soins de santé de mes parents? A-t-il ce qu'il faut pour protéger mon emploi?

Lee Fairclough, Eric Lombardi, Navdeep Bains, Stephanie Bowman et Dylan Marando avant le débat des chefs libéraux ontariens à Brampton, en Ontario, le lundi 10 août 2026.

Il s'agissait du premier débat pour les candidats au leadership du Parti libéral de l'Ontario.

Photo : La Presse canadienne / Arlyn McAdorey

L'ancien ministre fédéral Navdeep Bains a esquivé la question de savoir si le chef libéral ontarien doit absolument siéger à Queen's Park, tout en rappelant son expérience au sein du gouvernement et du Conseil des ministres fédéraux.

Nous reconnaissons tous que le changement est dans l'air, a-t-il affirmé. Les gens sont fatigués et frustrés de ce gouvernement, et ils cherchent une option de rechange crédible.

M. Bains a également reconnu l'existence d'une perception le désignant comme le favori, bien qu'il l'ait qualifiée de fausse impression.

J'ai appris il y a longtemps qu'il ne faut rien tenir pour acquis et qu'il faut travailler fort, a-t-il ajouté.

M. Lombardi a pour sa part suggéré que l'une des qualités primordiales du prochain chef réside dans sa volonté de proposer des idées audacieuses.

On vous dira que nos anciens chefs n'avaient pas de siège à la Chambre, mais la réalité, c'est que nous n'avons pas pris de risques et que nous n'avons pas mis les idées au cœur de notre campagne, a-t-il déclaré.

Le nom du prochain chef sera dévoilé le 21 novembre.

Qui sont les candidats :

  • Navdeep Bains : Ancien ministre fédéral de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique sous Justin Trudeau, cet ex-député possédant un parcours d'analyste financier en entreprise. Il a reçu l'appui de la députée de l'actuel caucus libéral Andrea Hazell (Scarborough-Guildwood).
  • Lee Fairclough : Députée provinciale d'Etobicoke-Lakeshore, ancienne athlète de rugby et ex-présidente de l'Hôpital général St. Mary de Kitchener, elle met de l'avant son expertise dans le domaine de la santé et de la gestion publique. Mme Fairclough a obtenu l'appui de ses collègues députés Ted Hsu, Tyler Watt (Nepean), Stephanie Smyth (Toronto—St. Paul’s) et Lucille Collard (Ottawa—Vanier).
  • Stephanie Bowman : Députée provinciale de Don Valley-Ouest depuis 2022 et comptable agréée, elle a œuvré dans le monde de la finance pendant 25 ans, notamment en siégeant au conseil d'administration de la Banque du Canada et en occupant un poste de haute direction à la Banque Scotia. Elle a reçu l’appui de trois députés libéraux : Mary-Margaret McMahon (Beaches–East York), Karen McCrimmon (Kanata–Carleton) et Rob Cerjanec (Ajax).
  • Eric Lombardi : Entrepreneur en finance et en technologies, il s'est fait connaître en tant que fondateur de l'organisme More Neighbours Toronto, qui fait la promotion d'une réforme du zonage résidentiel et de l'accès au logement abordable.
  • Dylan Marando : Chargé de cours à l'Université de Toronto et ex-cadre dans les technologies médicales, il a notamment conseillé l’ancien premier ministre canadien Justin Trudeau ainsi que les anciens premiers ministres ontariens Dalton McGuinty et Kathleen Wynne.
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