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Léa, 9 ans, morte à Rive-de-Gier : sa mère renvoyée aux assises pour meurtre, torture et barbarie

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À neuf ans, Léa mourait couverte de blessures ; le dossier arrive désormais devant une cour d’assises.

Six ans après la mort de Léa, 9 ans, à Rive-de-Gier dans la Loire, sa mère va devoir répondre devant une cour d’assises. Selon les informations publiées ce 28 août par Le Progrès, un juge d’instruction de Saint-Étienne a ordonné cet été la mise en accusation d’Émilie S. devant la cour d’assises de la Loire pour meurtre précédé d’actes de torture et de barbarie. Le procès pourrait se tenir en 2027.

Léa est morte dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2020. Sa mère avait appelé les secours en indiquant que sa fille ne répondait plus et ne respirait plus. Les pompiers et le Samu s’étaient rendus au domicile familial, rue de l’Arzelier. Le cœur de l’enfant avait pu repartir brièvement avant son décès au CHU de Saint-Étienne. Son corps portait de nombreuses traces de violences : ecchymoses, visage gonflé et tuméfié, lésions au niveau du crâne ainsi que des blessures plus anciennes.

Des violences qui auraient duré plusieurs semaines

L’autopsie avait orienté très rapidement l’enquête vers des violences répétées. D’après les éléments rapportés au cours de l’instruction, Léa présentait notamment des fractures récentes ainsi que des traces plus anciennes aux côtes et au sternum. Le Parisien rapportait en juin 2026 que l’enquête avait également documenté des coups, des étranglements et plusieurs actes humiliants qui auraient été infligés à la fillette pendant les semaines précédant sa mort.



Émilie S. avait été mise en examen et placée en détention provisoire trois jours après les faits. Elle avait finalement été remise en liberté le 30 décembre 2022, après deux ans et demi de détention, les conditions permettant son maintien en détention provisoire n’étant plus réunies. En effet, le délai légal permettant son maintien en détention étant arrivé à son terme. Elle a alors été placée sous contrôle judiciaire. Cette décision avait provoqué l’incompréhension de la famille paternelle de Léa, qui réclamait depuis plusieurs années qu’un procès soit enfin organisé.

Le juge retient le meurtre précédé de torture et de barbarie

En juin 2026, le parquet avait demandé le renvoi de la mère devant les assises. L’étape décisive est désormais franchie : le juge d’instruction a ordonné sa mise en accusation pour meurtre précédé d’actes de torture et de barbarie. Émilie S. devra donc être jugée sur ces qualifications criminelles, sous réserve des recours pouvant encore intervenir dans la procédure.

La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité. 

Un procès attendu depuis six ans

Pour les proches de Léa, cette ordonnance de mise en accusation marque surtout la perspective enfin concrète d’un procès. La famille paternelle avait multiplié les démarches et les rassemblements pour dénoncer la durée de l’instruction. Si l’audience se tient en 2027 comme cela est actuellement envisagé, près de sept années se seront écoulées entre la mort de l’enfant et l’examen du dossier par une cour d’assises.

Ces délais judiciaires concernant des violences commises sur des mineurs sont devenus particulièrement sensibles ces derniers mois. Après la mort de Lyhanna, 11 ans, plusieurs dysfonctionnements dans le traitement de plaintes visant des violences sexuelles sur des enfants avaient notamment conduit à une mobilisation nationale. Le ministère de la Justice annonçait fin juillet 924 incarcérations à la suite du réexamen accéléré de dossiers concernant des violences sexuelles sur mineurs.

Dans le dossier de Léa, la prochaine étape sera désormais la fixation d’une date d’audience devant la cour d’assises de la Loire. Six ans après la mort de la fillette, sa famille se rapproche enfin du procès qu’elle réclame depuis 2020.

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