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Les services du Tribunal administratif du logement (TAL) sont réduits depuis la mi-octobre en Abitibi-Témiscamingue, une situation déplorée par l’Association régionale des locataires (ALOCAT).
Depuis le départ de l’unique préposée aux renseignements du bureau de Val-d’Or, celui-ci est désormais ouvert une seule journée par semaine, au lieu de trois.
En parallèle, le bureau de Rouyn-Noranda a aussi vu son horaire modifié, passant de trois à deux jours d’ouverture par semaine, pour permettre à la technicienne aux renseignements de se déplacer à Val-d’Or.
C’est inacceptable. Le TAL est là pour offrir des services de proximité, soit donner des informations aux locataires et aux propriétaires sur leurs droits. Il manque présentement à sa mission première.

L'un des coordonnateurs de l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue, Frédéric Duret. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Le secrétariat général du Tribunal du logement confirme que la situation est temporaire et que l’horaire sera rétabli après l’embauche d’un nouvel employé. Par courriel, l’organisme réfute les arguments mis de l’avant par l’Association des locataires quant à une rupture des services dans la région.
Malgré la réduction des heures d'ouverture, les plages de rendez-vous offertes ne sont pas pleinement utilisées par la clientèle. Au cours des dernières semaines, le taux moyen d'utilisation hebdomadaire était de 62 %.
Une ligne d'urgence disponible
En attendant que la situation soit résolue, le TAL propose aux personnes ayant des problèmes urgents de composer un numéro sans frais.
Une ligne d'urgence permettant de joindre directement un technicien aux renseignements est actuellement offerte aux Abitibiens en raison de cet aménagement. Il s'agit d'une ligne dédiée uniquement à ces appels, indique le TAL.

Le bureau du Tribunal administratif du logement à Val-d’Or est actuellement ouvert une seule journée par semaine.
Photo : Radio-Canada / Dominic Chamberland
Quoi qu’il en soit, l’Association des locataires milite pour une hausse du financement au Tribunal du logement afin d’augmenter les services déjà offerts dans la région. « On vit une crise du logement, les loyers sont trop chers et des gens vivent des abus », fait valoir Frédéric Duret.
« Les gens veulent se défendre et être renseignés. On ouvre la porte à ce que des droits soient bafoués par manque de renseignements. Malheureusement, la région est encore touchée par un manque de services de proximité. Le gouvernement doit augmenter le financement », soutient-il.


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