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L’enquête technique a confirmé que l’accident ayant causé 44 blessés, dont un grave, était bien dû à « la présence d’un rail » sur la voie, toujours inexpliquée.
Par Timothée Barnaud avec AFP

GUILLAUME SALIGOT / AFP
L’accident de TER sur la ligne Caen-Rouen était bel et bien dû à un morceau de rail sur la voie, dont la présence reste toujours inexpliquée.
Il aura fallu près d’un mois pour remettre en service la ligne. Les trains entre Caen et Rouen peuvent de nouveau circuler à partir de ce lundi 5 octobre, après de longues semaines de travaux ayant suivi le déraillement d’un TER le 11 septembre dernier ayant causé 44 blessés, dont une jeune femme de 18 ans gravement touchée.
Le premier rapport du bureau d’enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), publié le 25 septembre dernier, a confirmé que l’accident était dû à « la présence d’un rail » sur la ligne de TER Caen-Rouen, au niveau de Cléon (Seine-Maritime).
Les jours suivant l’accident, les autorités n’avaient pas donné d’informations sur sa cause, alors qu’une enquête judiciaire a été ouverte et se poursuit à ce jour. « Il faut rester extrêmement prudent (...) mais pour l’instant, il n’y a aucune piste qui est écartée. Finalement, il n’y en a aucune qui est privilégiée (...) Je le redis, aucune piste n’est exclue », avait souligné le 13 septembre le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
« Je dispose des mêmes informations que le procureur de la République, c’est lui qui dirige l’enquête. Il a bien été prudent en indiquant qu’il fallait être prudent sur la cause intentionnelle », avait poursuivi le ministre.
Des travaux « particulièrement complexes »
« À ce stade, aucun élément ne permet d’évoquer un acte de “malveillance” commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un “attentat” », avait quant à lui souligné le 12 septembre le procureur de Rouen, Sébastien Gallois, qui affirmait que les causes de la présence d’un morceau de rail sur la voie restent pour l’instant « inconnues ».
Les opérations de travaux à la suite de cet accident ont été « particulièrement complexes », affirmait SNCF Réseau quelques jours après le déraillement. Deux grues de 250 tonnes et 200 opérateurs de la SNCF ont été mobilisés pour relever et évacuer les six voitures du train.
Il a également fallu renouveler intégralement près de 400 mètres de voie ferrée, et remplacer le câblage et la signalisation. « Plusieurs poteaux de caténaires ont été arrachés, la voie et le passage à niveau ont été détériorés », avait détaillé Matthieu Chabanel, PDG de SNCF Réseau.
Aucune information complémentaire sur l’enquête ouverte par le parquet de Rouen n’a été donnée à ce jour.


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