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L'équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle ainsi que le salaire sont de plus en plus prioritaires pour les professions intermédiaires, selon une enquête ViaVoice publiée mardi pour le compte de l'Ugict-CGT. L'équilibre vie privée-vie professionnelle est en 2026 une priorité pour 77% de ces agents de maîtrise, techniciens, infirmières ou encore instituteurs, contre 69% en 2025, d'après ce sondage réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1000 personnes du 12 au 26 mai. Selon l'Insee, les professions intermédiaires représentent la catégorie socioprofessionnelle la plus importante en France, avec 25,8% des emplois, devant les employés (24,3%) et les cadres (23,8%).
Le salaire arrive presque à égalité des priorités des professions intermédiaires. C'est en 2026 une priorité pour 76% des membres de cette catégorie, contre 56% en 2018. Toujours selon l'Insee, en euros constants, le salaire net moyen des professions intermédiaires du secteur privé n'a progressé que de 0,9% en 2024 par rapport à 1996. «Les salaires des professions intermédiaires sont en complet décrochage», souligne l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict) de la CGT.
Mauvaise prise en compte des compétences
Les professions intermédiaires dénoncent notamment la mauvaise prise en compte de leurs compétences dans les grilles de classification de leurs métiers. Ainsi 50% estiment que leur «technicité» n'est pas reconnue par ces grilles et 57% que ces classifications ne leur permettent pas d'obtenir une reconnaissance et une rémunération suffisantes. En parallèle, 40% voient l'intérêt et le sens de leur travail diminuer, contre seulement 10% qui les voient en hausse, tandis que 47% estiment qu'ils restent stables (3% sont sans avis).
Les répondants sont cette année 43% à déclarer que les technologies de l'information et de la communication provoquent une intensification de leur travail, alors qu'ils étaient 62% dans ce cas en 2015. Le débordement de ces technologies sur la vie privée n'est plus ressenti que par 38% des répondants, contre 47% en 2015, mais seul un sur trois (34%) juge désormais que ces technologies amènent «plus de facilité dans le travail», alors qu'ils étaient encore près d'un sur deux (47%) à le penser il y a une décennie.


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