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Exposé à Copenhague, le caillou ferreux se trouve sur le sol danois depuis 1967. Sa restitution s’inscrit dans les efforts d’apaisement déployés par le Danemark à l’égard du territoire autonome, qui se sont intensifiés face aux menaces d’annexion américaines.

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La météorite de fer Agpalilik, dans la cour du Muséum d’histoire naturelle du Danemark, à Copenhague, le 29 avril 2026. La météorite de fer Agpalilik, dans la cour du Muséum d’histoire naturelle du Danemark, à Copenhague, le 29 avril 2026.

En visite à Nuuk, les 6 et 7 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé une enveloppe de 200 millions d’euros d’aide à l’île pour les deux prochaines années. Au même moment, le gouvernement danois faisait savoir qu’il était prêt à renvoyer sur le territoire autonome danois la météorite Agpalilik – surnommée « l’Homme » ou « la falaise où vivent les mergules nains (une espèce d’oiseau) » en kalaallisut –, dont la restitution était réclamée par le parti nationaliste Naleraq.

Le caillou ferreux de 20 tonnes est actuellement exposé dans la cour du Musée d’histoire naturelle à Copenhague. En 1963, un scientifique danois, Vagn Fabritius Buchwald, spécialiste des métaux, affirmait l’avait « découvert » lors d’une expédition à Savissivik, une petite île dans le nord-ouest du Groenland. Quatre ans plus tard, il l’avait ramené dans la capitale danoise pour l’étudier.

Agpalilik n’est en fait qu’un des fragments de la gigantesque météorite dite du « cap York », qui s’est écrasée il y a environ 10 000 ans sur la péninsule du même nom, en mer de Baffin, sur la côte nord-ouest du territoire. Pendant des siècles, les Inuits ont utilisé ses morceaux, baptisés « saviksue » (« grands fers », dans le dialecte local), comme source de métal pour fabriquer des couteaux, des harpons et d’autres outils.

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