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Depuis 2001, les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, n’ont cessé de renforcer leur arsenal face aux attentats, qu’il s’agisse des mesures pénales et judiciaires, du régime carcéral ou des outils de surveillance de masse. Des dispositions prises au prix d’un recul constant des droits fondamentaux.

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Le président américain George W. Bush signe le « Patriot Act », à la Maison Blanche, le 26 octobre 2001, sous l’objectif du sénateur démocrate Patrick Leahy. Le président américain George W. Bush signe le « Patriot Act », à la Maison Blanche, le 26 octobre 2001, sous l’objectif du sénateur démocrate Patrick Leahy.

Le contraste est frappant. Alors que la France en a terminé depuis le 29 juin 2022 avec le procès des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, les plus graves jamais commis sur son territoire, la justice américaine vient seulement d’annoncer que le procès de Khalid cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau opérationnel des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington, sera jugé à partir du 5 juin 2028 par un tribunal militaire à Guantanamo. Près de vingt-sept ans après les faits, plus de vingt-cinq ans après son arrestation au Pakistan.

« KSM », comme il est surnommé, est détenu sur la base américaine située dans le sud-ouest de l’île de Cuba depuis septembre 2006 –, hors de tout statut légal, avec trois autres complices présumés, Walid Ben Attash, Mustafa Al-Hawsawi et Ammar Al-Baluchi (aussi appelé Ali Abdul Aziz Ali). Ils sont les quatre derniers détenus de ce sinistre lieu de détention, une zone de non-droit extraterritoriale devenue le symbole des dérives de l’antiterrorisme américain après le 11-Septembre.

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