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Santé Québec souligne que le Saguenay–Lac-Saint-Jean se démarque avec un taux d'efficacité encourageant, mais fait aussi face à un manque de main-d'œuvre.
La présidente de l'organisation, Geneviève Biron, a présenté ce constat en conférence de presse vendredi alors qu'elle était de passage à Chicoutimi.
Selon les données de Santé Québec, les enjeux de recrutement sont particulièrement importants dans le nord du Lac-Saint-Jean et au niveau des anesthésistes. L'organisation souligne aussi que cinq médecins de famille ont quitté leur poste dans la région dans la dernière année, sans compter les départs à la retraite.
En réponse à cette réalité, Geneviève Biron souligne que son organisation tente notamment de valoriser les professions du milieu de la santé auprès des jeunes.
C'est certain que lorsqu'on est plus dans les difficultés, ça peut avoir un effet qui n'est pas toujours aussi attractif, mais on a l'occasion d'en parler de notre réseau de la santé, puis je pense que c'est ça permet justement d'éveiller des intérêts à venir travailler au sein de notre réseau, dit-elle.

La présidente de Santé Québec, Geneviève Biron. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
La PDG de Santé Québec Saguenay–Lac-Saint-Jean, Julie Labbé, reconnaît elle aussi les enjeux de recrutement au Lac-Saint-Jean, mais souligne que des solutions locales sont aussi en place.
Vous avez peut-être vu apparaître une cohorte spécifique pour Roberval. C'était une première avec les CFP d'Alma et de Roberval pour avoir 18 infirmières auxiliaires qui vont venir nous prêter main forte ultimement. On anticipe évidemment ces besoins, donc ce recrutement-là est constant et actif, soutient-elle.

Julie Labbé est la présidente-directrice générale de Santé Québec Saguenay-Lac-Saint-Jean. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier
Santé Québec constate que le Saguenay–Lac-Saint-Jean se démarque aussi par un taux d'occupation des lits dans ses établissements plus bas que dans d'autres régions, notamment grâce à des données suivies en temps réel.
Le fait qu'on a maintenant de la donnée prédictive, quand on débute notre journée, on est capable de savoir combien de départs on a eus la veille, combien de départs on a eus il y a une semaine, il y a un mois. Ça nous donne une bonne idée, ajoute Mme Labbé.
Avec les informations de Justine Bertrand


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