«Une justice retardée est une justice refusée.» Cette maxime juridique anglo-saxonne gouverne nos Etats de droit. Dans toute société civilisée, la justice est le remède à la vengeance. Elle est le fondement et le pilier de notre progrès collectif en ce qu’elle permet, d’une part, aux victimes de se voir reconnaître leurs préjudices et d’éviter l’effacement de leurs souffrances par le temps, et d’autre part, de faire constater la faute commise par le prévenu afin que celui-ci puisse également tourner la page et se parfaire en tant que contributeur à la société.
Mais qu’en est-il lorsque la justice omet de se prononcer? Lorsqu’elle laisse le temps effacer les actes, les souffrances, et même le droit pour le prévenu de s’exprimer?


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