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Le prix moyen du litre de gazole à la pompe dans l'Union européenne a reculé pour la première fois après quatre semaines consécutives de hausse ayant culminé à un niveau record, selon une compilation de données nationales publiée jeudi par la Commission européenne.
La nouvelle moyenne hebdomadaire a baissé de neuf centimes, à 2,15 euros le litre. Celle-ci reflète les prix affichés par les stations-service, tantôt en début de semaine ou pendant la semaine précédente, et transmises à Bruxelles par les autorités nationales.
En France, le gazole, dont le prix reflue lentement depuis plusieurs jours, s'affichait jeudi matin à un peu plus de 2,35 euros le litre en moyenne, selon un calcul AFP à partir des prix transmis par plus de 9.000 stations via un site gouvernemental. Le pic avait été atteint le 20 septembre, à près de 2,41 euros.
Le SP95-E10, relativement stable depuis quelques jours, se situe à près de 2,15 euros, contre un pic à 2,18.
Dans l'UE, un seul des 27 États membres, Chypre, a enregistré un nouveau record pour le gazole dans les données actualisées jeudi, contre douze pays la semaine précédente, d'après une analyse de l'AFP fondée sur les chiffres disponibles depuis 2005.
Ces données, issues du bulletin pétrolier de la Commission, incluent les taxes, qui varient entre les pays et représentent en moyenne 40% du prix payé à la pompe dans le bloc, mais ne tiennent pas compte des aides ciblées, comme celle pour les grands rouleurs en France.
La moyenne agrégée au niveau des 27 est pondérée en fonction de la consommation de carburants de chacun des États membres en 2024. Elle était de 1,59 euro le litre en février, avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran.
Grève TotalEnergies : les expéditions de carburants bloquées dans plusieurs raffineries, selon la CGTDepuis fin février, les prix des carburants sont poussés à la hausse par la difficulté de navigation dans le détroit d'Ormuz, où transitaient habituellement environ 20% des hydrocarbures mondiaux, et ultérieurement par le blocus des exportations saoudiennes en mer Rouge par les Houthis et les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes.
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