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Les déneigeurs de Baie-Comeau font face à la hausse du prix du carburant en raison de la guerre israélo-américaine contre l’Iran. Si le prix du diesel ne retombe pas, ils devront augmenter leurs prix l’hiver prochain.
Le prix à la pompe du diesel a dépassé 2 $ par litre la semaine dernière sur la Côte-Nord, selon la Régie de l'énergie. Bien que la fin imminente de la saison hivernale limite les impacts immédiats pour les déneigeurs, les entrepreneurs demeurent inquiets.
Moyenne des prix du carburant affichés à la pompe sur la Côte-Nord (¢/litre)
| 2026-02-09 | 149,0 | 174,8 | 187,0 |
| 2026-02-16 | 149,5 | 175,4 | 187,2 |
| 2026-02-23 | 149,5 | 176,1 | 188,6 |
| 2026-03-02 | 150,7 | 177,3 | 200,4 |
Le propriétaire d’Entreprise TRD, Éric Tremblay, constate que le prix continue de grimper cette semaine. Ce dernier gère une flotte de cinq tracteurs. Il a récemment constaté un bond soudain de 40 cents le litre, portant le prix à environ 2,30 $ lors de son dernier plein à la pompe.
Faut pas se leurrer, on ne fait pas des millions avec ça. C’est certain que l'augmentation du fuel ça va faire mal.

Lors de son dernier plein, Éric Tremblay rapporte que le prix du diesel était à environ 2,30 $ le litre.
Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin
Pour le propriétaire de Travaux Côte-Nord, Samuel Pouliot, une année d’activité représente entre 8000 $ et 9000 $ de dépense en carburant, soit environ 15 % de ses frais d'exploitation.
Même si ses contrats incluent des clauses lui permettant d'ajuster ses tarifs en cas de hausses imprévues des coûts d'opération, sa véritable inquiétude se situe ailleurs. Il redoute que le climat d'incertitude économique pousse certains de ses clients à ne pas renouveler leurs contrats.
Faut être prêt à s’adapter
Éric Tremblay rappelle que d’autres secteurs, comme l’agriculture et le transport, subissent les impacts immédiats d’une hausse du coût du carburant. Il croit que, sans l’intervention rapide des gouvernements, à long terme, ce seront les consommateurs qui en paieront le prix.
Afin de contourner la volatilité du prix des hydrocarbures, l'idée de passer à l'électrique fait tranquillement son chemin. Samuel Pouliot envisage sérieusement d'investir dans de l'équipement 100 % électrique pour ses opérations d'entretien paysager l’été.

Samuel Pouliot évalue ses dépenses en carburant à près de 15 % de ses frais totaux.
Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin
En ce qui concerne les rigueurs de l'hiver, l'option électrique est rapidement écartée. Éric Tremblay estime que la technologie n'est pas encore suffisamment avancée pour répondre aux besoins de puissance qu'exigent les tracteurs pour le déneigement.
En attendant l'arrivée de machines électriques viables pour la neige, l'industrie locale n'aura d'autre choix que d'ajuster ses activités aux fluctuations du prix du carburant. Faut être prêt à s’adapter, estime Samuel Pouliot, pour qui ce genre de situation fait partie des défis inhérents à la vie d'entrepreneur.
Avec les informations de Laurana Genest


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