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Le chef de la Nation anishnabe de Lac Simon s’en prend au chef du Parti québécois dans une lettre ouverte parue vendredi.
Lucien Wabanonik dénonce la déclaration de Paul St-Pierre Plamondon voulant que les Premières Nations seraient consultées pour un projet de constitution provisoire, mais sans droit de veto.
On est les premiers gouvernements au pays, explique Lucien Wabanonik. On n'est pas un deuxième ou troisième gouvernement, on était souverains, déjà avant l'arrivée des Européens. Il faut reconnaître ça. À partir de là, commençons à discuter.
Lucien Wabanonik croit que le chef du PQ fait fausse route en misant sur une simple consultation pour un enjeu aussi fondamental.
Il va falloir aller au-delà du partenariat. Moi, j'ai déjà parlé à quelques-uns de mes vis-à-vis, moi je parle de cojuridiction, de cosouveraineté ou d'un autre ordre de gouvernement de Premières Nations qui serait établi au Québec.

La communauté de Lac Simon est située près de Val-d'Or. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ximena Sampson
Il appelle au dialogue, après des années de cohabitation difficiles avec le gouvernement du Québec.
Est-ce qu'on est capables de travailler ensemble? Je crois que oui, soutient le chef de la communauté de Lac Simon.
Mais vous savez, ça dépend de l'ouverture de l'autre partie aussi, ajoute-t-il.
L'effacement des Premières Nations, ça n'a pas marché et ça ne marchera pas. Nous, les Premières Nations, on est là, on va être encore là demain, donc il va falloir se parler.
PSPP répond aux critiques
Questionné sur cette sortie en mêlée de presse vendredi matin, le chef du Parti québécois a réitéré qu’il compte consulter les Premières Nations.
On va tendre le plus possible vers un consensus de toutes les nations, mais on ne peut pas non plus, pour une constitution provisoire, donner un droit de veto à chaque nation et à chaque ville et à chaque intervenant, parce que c'est impossible. À ce moment-là, on va créer un vide juridique, soutient-il, en se défendant de comparer les nations autochtones à des villes.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, en point de presse à Rouyn-Noranda le 30 septembre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin
Laissez-moi réitérer : évidemment qu'il n'y a aucune comparaison possible entre des nations autochtones et des villes, a poursuivi Paul St-Pierre Plamondon.
Mais sur la question de comment on peut se rendre à une constitution provisoire de manière à ne pas laisser de vide juridique, c'est évident qu'il faut consulter, tenter de trouver des consensus, mais on ne peut pas non plus laisser des vétos systématiquement, a-t-il conclu.


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