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Le Pentagone estime que le déminage du détroit d’Ormuz pourrait prendre jusqu’à six mois, selon le Washington Post

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Par Le Figaro avec AFP

Le 23 avril 2026 à 13h34

Une image satellite montre une flotte de petits bateaux en mer, au nord du détroit d’Ormuz près de la côte de Kargan, en Iran, le 22 avril 2026.

Une image satellite montre une flotte de petits bateaux en mer, au nord du détroit d’Ormuz près de la côte de Kargan, en Iran, le 22 avril 2026. UNION EUROPÉENNE / COPERNICUS SENTIN / REUTERS

Le quotidien cite trois responsables anonymes selon lesquels «les parlementaires ont été informés que l’Iran pourrait avoir posé 20 mines ou plus dans le détroit d’Ormuz et aux alentours».

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Déminer le détroit d'Ormuz pourrait prendre six mois, pesant d'autant sur les cours des hydrocarbures à l'échelle mondiale, a estimé le Pentagone lors d'une présentation classifiée au Congrès américain, révélé mercredi par le Washington Post. Le quotidien cite trois responsables anonymes selon lesquels «les parlementaires ont été informés que l'Iran  pourrait avoir posé 20 mines ou plus dans le détroit d'Ormuz et aux alentours».

Selon la présentation d'un responsable de la Défense, «certaines ont été mises à l'eau à distance grâce à la technologie GPS», compliquant leur détection. D'autres auraient été «mouillées par les forces iraniennes à l'aide de petites embarcations». Un porte-parole du Pentagone a démenti l'information à l'AFP, dénonçant «des fuites - dont une grande partie est fausse - issues d'un briefing classifié et à huis clos» qui relèvent selon lui «d'un journalisme malhonnête». Pour Sean Parnell, la fermeture du détroit d'Ormuz pendant six mois «est impossible et totalement inacceptable».

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La question du minage du détroit, par lequel passe en temps normal un cinquième du transport mondial des hydrocarbures, fait l'objet de peu d'informations fiables. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont mis en garde mi-avril contre une «zone dangereuse» de 1.400 km2 - soit 14 fois la superficie de Paris - où pourraient se trouver des mines.

Les armateurs restent prudents

La semaine dernière Donald Trump avait affirmé que Téhéran, «avec l'aide des États-Unis, (avait) retiré, ou (était) en train de retirer toutes les mines marines». Mais l'information n'a pas été confirmée par la république islamique. Les armateurs, eux, restent prudents. Même en cas de réouverture officielle du détroit par Téhéran et Washington, ils ont besoin de précisions sur les voies à emprunter et craignent ces mines, avertissait vendredi dernier Nils Haupt, porte-parole du géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd.

Plusieurs pays «non-belligérants» se sont dits à cet égard prêts à «une mission neutre» de sécurisation du détroit d'Ormuz. Le précieux détroit est désormais au cœur du conflit entamé le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran le 8 avril. Selon Téhéran, les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans le Golfe via Ormuz, tandis que les États-Unis bloquent l'accès aux ports iraniens depuis le 13 avril.

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