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Le Musée du spermophile de Torrington ferme ses portes jusqu'à nouvel ordre. La direction indique que ses installations, vieilles de 30 ans, doivent être entièrement remplacées pour assurer la survie des collections.
Nous avons tout essayé : rapiéçages, agrafes, enduit… Tout ce qui était en notre pouvoir, déclare Laural Kurta, la directrice du Musée.
Personne ne pensait que cet endroit tiendrait plus de cinq ans, ajoute-t-elle.
Pourtant, le Musée est ouvert depuis 30 ans, et il est plus fréquenté que jamais , dit-elle.
Laural Kurta explique que la collection de rongeurs empaillés doit être conservée dans un environnement à température et à humidité contrôlées. Or, le bâtiment actuel n’est plus en mesure de garantir ces conditions.
Aménagé dans une ancienne école centenaire reliée au bureau d’un silo à grains, le Musée a ouvert ses portes en 1996.
On y présente des écureuils terrestres de Richardson empaillés, communément appelés gophers dans l’Ouest, mis en scène dans des dioramas et vêtus de petits costumes.

Un rongeur habillé en humain et s’adonnant à la chasse, est l'une des peintures sur toile qu'on découvre au Gopher Hole Museum de Torrington.
Photo : Radio-Canada / McKinna Elliott
On peut notamment y admirer un gopher vêtu aux couleurs des Oilers d'Edmonton, un autre, en uniforme de la GRC, un braqueur de banque ou encore des médaillés sur un podium olympique.
Les rongeurs prennent la route
Fondé à l’aide d’une subvention provinciale, le Musée fonctionne aujourd'hui en toute autonomie grâce aux dons des visiteurs. Pour éviter qu'il ne quitte Torrington, la communauté a lancé une campagne de financement participatif afin de bâtir de nouveaux locaux.
La route sera toutefois longue : avec un peu plus de 13 000 $ amassés sur un objectif de 300 000, le projet démarre à peine.
D'ici là, les rongeurs prendront la route vers de petits musées ruraux à travers l'Alberta.

On peut également y voir une toile présentant un spermophile habillé en humain et s’adonnant à la pêche à la ligne.
Photo : Radio-Canada / McKinna Elliott
Laural Kurta a prêté les dioramas à quelques petits musées et a également fourni des présentoirs pour le Calgary Comic Expo cette année.
Nous ne disparaissons pas complètement, dit-elle.
Nous allons simplement nous concentrer davantage sur la manière dont nous allons être présents au sein de la communauté jusqu’à ce que nous puissions nous reconstruire.
Oui, c'est un peu loufoque et les gophers portent des vêtements rigolos, et c'est en partie pour ça que les gens viennent, mais cela raconte aussi l'histoire de la communauté, estime Laural Kurta.
Il ne s'agit pas seulement de Torrington, mais aussi des histoires des petites villes de l'Alberta, conclut-elle.
Avec les informations de La Presse canadienne


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