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De Lac-Mégantic à l’Alabama, Steve Bolo Mboumoua continue d’impressionner. Le footballeur estrien de 22 ans a complété, cet hiver, sa première saison dans l’uniforme du Crimson Tide, prestigieuse équipe de la première division du football collégial américain, la NCAA.
Sur le plan collectif, Mboumoua avoue candidement que le Crimson Tide espérait connaître davantage de succès cette année. Sa formation s’est inclinée en quarts de finale nationaux face aux Hoosiers de l’Indiana. Un cuisant revers de 38-3 a mis fin aux espoirs du Méganticois de remporter le championnat collégial.
Individuellement, le joueur de deuxième année a réalisé tout un exploit cette année, en intégrant officiellement le programme d’Alabama Athletics. À son année recrue dans le circuit universitaire, il n’avait pas réussi à se tailler une place au sein de la formation.
Ça a été instructif, mais ce n’était pas la saison qu’on voulait. En tant que joueur de football, on veut arriver sur le terrain et montrer à tout le monde ce qu’on peut faire. Cependant, j’ai eu la chance de jouer derrière des gars qui en sont à leur cinquième année dans l’équipe. Ça te donne l’occasion d’apprendre, d’étudier. Tu apprends parmi les meilleurs, et tu vois comment un leader mène son équipe dans les bons comme les mauvais moments.
C’était très inspirant, j’ai beaucoup appris. Ils m’ont fait jouer lors de trois matchs. J’ai fait ce que j’avais à faire.
Les yeux rivés sur la prochaine saison
Les joueurs du Crimson Tide sont ainsi retournés au travail rapidement après leur défaite face à l’Indiana. Au camp d’entraînement printanier, Steve Bolo Mboumoua estime avoir laissé une belle carte de visite.
On est dans une meilleure position que l’an dernier. C’est très encourageant. Avec le printemps que j’ai connu, je suis confiant que ça va bien se passer.
Je donne ma saison à Dieu. C’est une chose à la fois, une semaine à la fois. Je veux travailler, donner ce que j’ai à donner, puis rester en bonne santé. Je ne veux pas me fixer un objectif comme faire 100 sacs ou quelque chose comme ça. J’ai eu un bon printemps, lors duquel j’étais partant. C’est dans cette optique que je veux arriver.
Académiquement, le Méganticois ne pourrait être plus fier de sa progression. L’an dernier, il avait dû rejoindre le circuit junior pour s’améliorer à l’école et en anglais. Un an plus tard, cet élève qui est passé par des classes d’adaptation à Lac-Mégantic affirme afficher un dossier exemplaire.
J’ai été honoré dans ma division, la Southeastern Conference, pour avoir maintenu un GPA supérieur à 3.5/4.3. C’est excellent. J’essaie de me donner le plus que je peux académiquement, parce que, si l’école ne suit pas, le football, c’est fini, analyse celui qui étudie en marketing.
Un mentor fier
Voilà 34 ans que Yannick Thibault est responsable football des Béliers de Lac-Mégantic. Il est parmi les principaux artisans de la passion qu’entretient Steve Bolo Mboumoua pour ce sport. C’est évidemment avec émotion qu’il pose un regard sur la carrière de son ancien protégé.
C’est un exemple pour les autres jeunes. Peu importe ton rêve, que ce soit de jouer dans la NFL ou de lancer son entreprise, c’est faisable avec des efforts. Tout peut se faire, confie l’homme de football.
C’est également avec optimisme que Yannick Thibault anticipe la suite des choses pour le jeune homme de 22 ans.
Il travaille très fort. C’est un des plus forts physiquement de l’équipe. Cependant, ils sont tous bons, les joueurs. Les entraîneurs ne le connaissaient pas énormément, mais ils commencent à le découvrir. Il a connu un camp de printemps exceptionnel.
Je pense qu’il va avoir plus de terrain l’année prochaine. Ils n’auront pas le choix de le faire jouer.
Rêver grand
À l’aube de cette deuxième saison au sein du Crimson Tide, Mboumoua se permet de rêver aux plus hauts sommets. À 22 ans, il aimerait un jour intégrer la Ligue nationale de football. Qu’importe l’équipe qui le sélectionne, il aura atteint son objectif, mais l’idée de porter un jour l’uniforme mauve des Ravens de Baltimore le fait particulièrement saliver, avoue-t-il.
Juste avoir la chance de jouer professionnel, ce serait une bénédiction.

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L'athlète a récompensé six élèves.
Photo : Radio-Canada / Arianne Béland


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