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La formatrice Stéphanie Paquin-Lavigne a eu l’idée de passer de la clinique d’écoute au terrain pour pratiquer des manœuvres d’autodéfense avec les femmes à Rimouski. Une des méthodes qu’elle utilise est le krav maga, une technique qui reproduit les situations qui pourraient survenir dans la rue.
Près d’une dizaine de femmes se réunissent une fois par semaine dans un parc dans le secteur de Pointe-au-Père pour une formation d’autodéfense. Lors de notre passage, le cours était moins fréquenté en ce mardi des vacances de la construction.
Mais pour Stéphanie Paquin-Lavigne, l’intérêt des femmes pour cette formation, offerte depuis quelques mois, est bien réel. Après plusieurs années à avoir écouté les femmes qui ont été violées, maltraitées, qui ont subi toutes sortes de sévices, je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas d'autodéfense à Rimouski. Alors, je me suis dit, pourquoi ça ne serait pas moi?

Stéphanie Paquin-Lavigne et Jonathan Roy suivent des formations un peu partout dans le monde afin de peaufiner leurs connaissances des arts martiaux.
Photo : Radio-Canada / Ariane Ghysbrecht
Celle qui détient une clinique privée d’écoute et de soutien auprès des femmes à Rimouski a décidé de combiner sa passion pour les arts martiaux à son travail en relation d’aide. Mon but, c'est qu'il y ait le moins de victimes possible. Il y en a suffisamment assez, ajoute l’entraîneuse, accompagnée de son assistant Jonathan Roy.
Les deux montrent des techniques du krav maga, telles que s'échapper d’une saisie du poignet, se déprendre d’une étreinte arrière et renverser la vapeur face à un pistolet à bout portant.
L’objectif est principalement d’aider les femmes à se sentir davantage en sécurité et d’être capable de se défendre et de fuir une situation.
Les femmes et les enfants interpellés
Zélie Nayral participe à la formation d’autodéfense, motivée principalement par son féminisme. J'aurais aimé pouvoir me défendre puis savoir me défendre quand j'étais enfant et je pense qu'aujourd'hui de le faire, c'est pas trop tard en fait, confie-t-elle.
Je n’avance pas avec la peur de me faire agresser. Je ne sais pas s’il y a plus de raisons de se défendre à Rimouski ou ailleurs. Mais pour toutes les femmes et les personnes vulnérables – je pense aux enfants – c’est important de savoir se défendre.
Stéphanie Paquin-Lavigne espère avoir de plus en plus d’adeptes, notamment des enfants qui peuvent recevoir des cours adaptés pour eux.


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