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Les signaux d’alarme lancés depuis jeudi dans les médias sur les ratés du DSN n’inquiètent pas outre mesure la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, qui se dit toujours satisfaite du déploiement des projets pilotes.
« Moi, je suis très contente de ce que je vois sur le terrain », a déclaré la ministre dans les corridors du Parlement vendredi matin.
Jeudi, Le Devoir et d’autres médias faisaient état de nouveaux ratés dans le cadre des projets pilotes du DSN à Montréal et dans la région de la Mauricie-Centre-du-Québec.
Des médecins se disaient épuisés. D’autres rapportaient que des demandes faites dans le nouveau logiciel se perdaient, qu’ils avaient dû retarder des traitements de chimiothérapie.
Selon Le Journal de Québec, des erreurs de programmation de médicaments ont provoqué des surdoses à l’insuline et à l’héparine, qui ne se sont toutefois pas révélées mortelles.
Mais la ministre garde le cap et plaide que ces difficultés sont normales dans le contexte.
« Je ne suis pas surprise après un mois d’implantation qu’on ait des ajustements à faire. »
Questionnée sur les cas mentionnés dans les médias, Mme Bélanger a répondu qu’il fallait « faire attention pour ne pas généraliser ».
La première ministre Christine Fréchette, de son côté, s’est dite rassurée par les réponses fournies par Santé Québec sur les retards en chimiothérapie qui respecteraient malgré tout les « délais prescrits ».
« C’est la ligne à ne pas franchir », a-t-elle dit.
Des erreurs dans l’ancien système aussi
À la période de question, la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a aussi plaidé que le système non informatisé que le DSN vise à remplacer génère, lui aussi, des erreurs.
Au cours des derniers jours, Mmes Fréchette et Bélanger s’étaient pourtant félicitées du succès des projets-pilotes. « Le système a bien fonctionné, s’est bien déroulé jusqu’à maintenant », plaidait la première ministre mercredi au Salon rouge.
En réponse aux questions de l’opposition libérale vendredi, Christine Fréchette a reconnu qu’elle n’était pas au courant que des surdoses étaient survenues à cause du DSN au moment de tenir ces propos.
Les deux projets pilotes déployés depuis le 9 mai avec le logiciel EPIC ont nécessité jusqu’à présent des investissements de plus de 400 millions de dollars. Santé Québec n’a pas encore déterminé si ce modèle serait repris dans le reste du réseau.
Plus de détails suivront.


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