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Le Festival national de danse de pop coréenne arrive à Vancouver

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Le festival de la reprise de chorégraphies de pop coréenne, ou K-pop cover dance, aura lieu le dimanche 31 mai au théatre Orpheum de Vancouver. Une quinzaine d'équipes, provenant de villes comme Ottawa, Toronto et Saskatoon, participeront à l'événement.

L’équipe gagnante se rendra à la finale mondiale de la compétition à Séoul, en Corée du Sud, cet automne.

Dans la K-pop cover dance, les danseurs suivent les mouvements d’un artiste ou d’un groupe de pop coréen, tels que vus dans leurs clips de danse ou de pratique de danse.

On peut se permettre quelques libertés créatives, mais on cherche toujours à rester le plus fidèle possible à l'intention des artistes, explique Ginger Lin, fondatrice du groupe de danse Fire & Flow.

Quatre femmes sourient à la caméra. Derrière elles, un studio de télévision.

Des membres de l'équipe Fire and Flow, qui participeront au Festival. De gauche à droite: Sarah Cheung, Ginger Lin, Kaira Jung et Enya Cao.

Photo : Radio-Canada / Alphonsine Sefu

C’est très conceptuel, [ça comprend] plusieurs styles et genres différents, comme le hip-hop et le jazz, ajoute Kaira Jung, membre de Fire & Flow.

Selon Sarah Cheung, qui fait partie du même groupe, c'est une façon de rendre hommage à l’industrie de la pop coréenne et l’art qui en découle.

Finalement, tout ça revient à prendre du plaisir sur scène et à découvrir ce que les autres ont à apporter. Je pense que c'est ça qui est génial dans le milieu de la danse. On s'encourage les uns les autres.

Pour la compétition, chaque équipe doit soumettre une vidéo de sa chorégraphie au centre culturel coréen du Canada, qui est l'organisateur de l'événement. Des éléments, comme l’harmonie, la technique et le style, sont pris en considération, précise le centre culturel coréen.

La première édition a eu lieu à Ottawa en 2019. L’an dernier, nous avons organisé cet événement à Calgary pour la première fois, rappelle de son côté le directeur du centre, Sungyeol Kim.

Et cette année, nous avons souhaité amener le Festival sur la côte ouest, afin de nouer des liens avec la communauté très active de K-pop à Vancouver, affirme-t-il.

C'est une montée en popularité que remarque aussi la danseuse Sarah Cheung: Au fil des ans, la pop coréenne a vraiment connu un essor fulgurant. Je pense que ça fait partie de ce qu'on appelle la vague hallyu.

Une industrie musicale répandue à travers le monde

Hallyu signifie littéralement la vague coréenne, explique Moduk Koo, professeure adjointe au département d'histoire de l'art, de cinéma et médias audiovisuels de l'Université de Montréal.

C’est la manière dont la culture coréenne a un peu déferlé sur le monde [...], la manière dont ça s’est étendu, comme le précise Ophélie Surcouf, journaliste et autrice sur la culture coréenne.

Ophélie Surcouf est assise avec un crayon à sa main et un cahier sur la table devant elle. Elle sourit.

« Il y a tellement de manières de rentrer dans la culture coréenne », croit Ophélie Surcouf, tels que « la K-Food, la K-pop [et] les k-dramas », entre autres.

Photo : Ophélie Surcouf

Selon elle, là où la [pop coréenne] se distingue, c’est qu’elle a industrialisé la création des groupes.

Chaque membre de ces groupes de musique passe à travers un entraînement, notamment en danse et en chant (nouvelle fenêtre). La création de ces groupes est systématisée, et c’est vraiment le tour de force de la K-pop, poursuit Ophélie Surcouf.

Le hallyu est un phénomène culturel qu’on observe depuis plus de deux décennies, comme le note Moduk Koo. Avec la guerre et la période de dictature qu’a connues la Corée du Sud dans le passé, l'État soutient l'industrie culturelle pour redresser, et puis changer l'image du pays, estime-t-elle.

Moduk Koo souligne que, depuis 1987, le pays se démocratise progressivement.

Moduk Koo

Pour Moduk Koo, « la culture coréenne permet de créer une communauté » et de « donner une place à la nouvelle génération », ce qui, selon elle, explique sa popularité.

Photo : Université de Montréal

Le centre culturel coréen du Canada est financé par le gouvernement sud-coréen, comme l'affirme son directeur, Sungyeol Kim. Nous n’organisons pas cet événement à des fins commerciales.

Le prix du billet pour le festival de K-pop cover dance de dimanche est de 1 $. Notre objectif est d’introduire la culture coréenne d’une façon qui est accessible, accueillante et agréable pour toute personne intéressée à vivre la culture coréenne, dit Sungyeol Kim.

Il ajoute que, dans les années à venir, le centre culturel coréen du Canada aura comme ambition d’entrer en contact avec tous les fans de pop coréenne au pays, notamment par l'intermédiaire de ce festival. Nous allons traverser le pays d'un océan à l'autre.

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