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Après les Red Lions le 27 juin, les cavaliers de dressage se sont qualifiés à leur tour pour les Jeux olympiques de Los Angeles grâce à leur très belle quatrième place conquise aux championnats du monde à Aix-la-Chapelle. Lors de la deuxième journée de compétition, Justin Verboomen avec Zonik Plus (80,885 %) et Larissa Pauluis avec Flambeau (72,469 %) ont été à la hauteur, ce qui a inversé la tendance d'une première journée décevante avec la 10e place provisoire de Jeroen Devroe avec Lestor (69,690 %) et de Wim Verwimp avec Jedai de Massa (68,121 %). Le n° 1 mondial a signé le deuxième meilleur passage derrière les 82,376 % de la Danoise Cathrine Dufour. Sa très belle performance n'a pas permis à la Belgique de rejoindre un podium composé de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne et du Danemark.
"On veut toujours faire mieux", explique le perfectionniste Justin Verboomen. "Le résultat est bon car nous avons obtenu ce que nous voulions, la qualification olympique. Un premier jour de compétition est particulier car il faut découvrir la piste et prester devant 45 000 personnes. C'est impressionnant. Je dois avouer que les sensations étaient bonnes."
Larissa Pauluis s'est hissée en 15e position. "Nous avons tous des objectifs individuels et collectifs. La Belgique est qualifiée pour les Jeux. C'est top. Aujourd'hui (NdlR : mercredi), c'était la journée découverte pour Flambeau qui n'avait jamais fait une telle arène. Il faut imaginer 45 000 personnes dans un stade au milieu de nulle part. Je ne savais pas comment il allait réagir. Il m'a très bien écoutée malgré cette légère faute de mouvement. Je trouve que j'ai été sous-cotée. Vendredi, je donnerai tout pour vivre la grande finale de samedi."
Les deux cavaliers brabançons poursuivront donc l'aventure dans ces championnats du monde. Vendredi et samedi, ils disputeront l'épreuve individuelle qui ne conserve que 30 des 92 cavaliers. Jeroen Devroe a échoué à la 35e place. Vendredi soir, ils devront se glisser dans le top 18 pour disputer la grande finale samedi.
Cette longue journée de mercredi s'achève avec soulagement dans le clan belge. "Je suis l'homme le plus heureux du monde", nous explique Jeroen van Lent, le team manager (58 ans) du dressage depuis 2020 et chef d'équipe depuis 2009. "En début d'année, nous avions fait de cette qualification olympique notre grand objectif. Le podium n'était pas un but en soi. Avec Justin Verboomen, nous possédons un superbe cavalier qui n'est pas seul dans l'équipe. Nous avons terminé au pied d'un podium qui est accessible avec un peu plus d'expérience. La qualité est présente."
Le dressage belge vivra ses troisièmes Jeux olympiques. En 2021, à Tokyo, les Belges, réservistes, avaient profité de l'absence d'une équipe. Lors des jeux de Paris, ils s'étaient qualifiés au cours des championnats d'Europe. "C'est la première fois que nous nous qualifions au terme des championnats du monde, c'est-à-dire dès la première chance de qualification", s'enthousiasme Jeroen van Lent, un ancien cavalier qui vient du monde du jumping.
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