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Un couple ontarien qui a été reconnu coupable du meurtre d’un garçon de 12 ans, et du confinement forcé et de voies de fait contre son frère cadet pendant que les enfants étaient sous leur garde connaîtra sa peine aujourd’hui au tribunal de Milton, à l’extérieur de Toronto.
Les membres du couple, Brandy Cooney et Becky Hamber, ont plaidé non coupables à l’ouverture du procès, en septembre.
Le juge Clayton Conlan, de la Cour supérieure de l’Ontario, a aussi reconnu les deux femmes responsables de manquement au devoir de fournir les premières nécessités à l’égard de l’enfant qui a survécu.
L’identité des deux garçons autochtones est protégée en vertu d’une ordonnance des tribunaux. La cause exacte du décès n’a jamais été établie avec certitude, mais l’autopsie a révélé qu’il était mort d’un arrêt cardiaque.

Le juge Clayton Conlan, de la Cour supérieure de l'Ontario, lors du procès des deux femmes.
Photo : Radio-Canada / Pam Davies
Dans un jugement-fleuve, en mai, le juge Conlan a conclu que les femmes haïssaient les garçons. Elles leur en voulaient profondément d’être entrés dans leur vie et de ne pas avoir été à la hauteur de leurs attentes, a-t-il mentionné.
Le juge a déclaré que l’enfant qui a perdu la vie avait été confiné à une chambre s'apparentant à un donjon alors que son état de santé se désirait et qu’il est mort en décembre 2022, ce qui démontre une intention de tuer l’enfant.
On devrait se souvenir de lui pour plus que cela, a écrit le juge.
La cour pourrait entendre des déclarations de la victime
Avant l’annonce de la peine, le tribunal pourrait entendre des déclarations de la victime, soit des messages des proches décrivant les répercussions du crime en question sur leur vie. Ces messages peuvent être lus par leur auteur ou par la Couronne.
Une condamnation pour meurtre au premier degré entraîne automatiquement une peine d’emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

La victime, un garçon de 12 ans (à gauche) est décédée en décembre 2022. On la voit à gauche avec son jeune frère sur une photo que la Couronne a présentée au procès des deux accusées. Radio-Canada a flouté leurs visages en vertu d’une ordonnance de non-publication. (Photo d’archives)
Photo : Avec l'autorisation de la Cour supérieure de l'Ontario
Les garçons ont habité avec Mmes Hamber et Cooney, leurs parents potentiellement adoptifs, pendant environ cinq ans à compter de 2017.
Quelques jours après la mort de l’enfant, la Société d’aide à l’enfance a pris soin de son frère. Le 17 janvier 2023, la police régionale de Halton a procédé à l’arrestation et à leur mise en accusation pour voies de fait. Un peu plus d’un an plus tard, le corps policier les a accusées du meurtre de l’aîné.
Le procès devant juge seul a entendu 48 témoins et 209 pièces de convictions ont été consignées au dossier.
Des messages textes importants
Le juge Conlan a expliqué qu’il s’est basé en grande partie sur des messages texte entre Mmes Cooney et Hamber, et le père de Mme Cooney, qui habitait avec elles, ainsi que sur le témoignage du garçon qui a survécu, des preuves fournies par des professionnels de la santé qui l’ont soigné, le témoignage des deux accusées, et l’opinion de témoins experts.
La mère biologique des deux garçons a remercié le juge, les employés du tribunal, la Couronne et la défense pour son travail dans une déclaration faite en mai.
La justice a été rendue et le procès a pris fin. Mais pour notre famille, ceci est notre vie. Le cauchemar horrible qui a commencé il y a longtemps sera à jamais gravé dans la mémoire de plusieurs , a-t-elle dit. Le verdict ne ramène pas notre enfant, mais il nous aide à aller de l’avant.
Avec les informations de Justin Chandler de CBC News


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