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Le Conseil Franco-Québécois de la Culture : Une association que j’ai créée en 1997 avait pour but de tisser des liens entre la France et le Québec

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J’ai souvent mentionné le Conseil Franco-Québécois de la Culture dans mes articles et mes résumés, mais sans jamais approfondir ce sujet. Or, en fouillant dans mes vieilles archives, j’ai retrouvé un document unique et rare concernant une séance d’information que j’avais organisée à mon retour de France. Il s’agit de la retranscription d’une conférence que j’avais donnée le 22 janvier 1999 au restaurant Le Com­men­sal sur la rue Saint-Denis, à Montréal. Ce document présente le CFQC, association que j’avais créée en 1997 pour protéger et promouvoir la culture francophone, développer les échanges entre la France, le Québec et la Francophonie, et soutenir artistes et projets culturels. Le document décrit sa mission, sa structure, ses membres, ses partenariats internationaux et ses nombreux projets.

Après la fermeture de ma galerie d’art Imagine en 1990, je me suis consacré pendant plusieurs années à une plongée solitaire dans l’histoire cachée, la généalogie et les racines familiales. « Cette période d’ermitage studieux, loin d’être une parenthèse, constitue un laboratoire invisible où se forgent les fondations intellectuelles de ses œuvres futures », écrit Fabien Lacroix.

Ce retrait stratégique culminait en 1997 avec la fondation, en France, du Conseil Franco-Québécois de la Culture. Ce geste marquait la sortie progressive de l’ermitage et le retour à l’action publique, mais sous une forme plus structurée et internationale. L’impact du Conseil, bien que modeste en termes de longévité publique, était significatif pour ma trajectoire. Il consolidait ma légitimité internationale, renforçait mes liens avec la France (où j’allais obtenir plus tard le Diplôme d’honneur de la francophonie au Concours Europoésie UNICEF en 2010) et élargissait mon réseau d’auteurs et d’artistes.

UNE ASSOCIATION OUVERTE À PLUSIEURS CATÉGORIES DE MEMBRES

Le Conseil Franco-Québécois de la Culture prévoyait plusieurs catégories de membres : les membres adhérents, les membres artistes et les membres d’honneur.

➤ Les membres adhérents constituaient la base générale de l’association. Toute personne désirant soutenir les objectifs du Conseil pouvait y participer.

➤ Les membres artistes regroupaient les personnes exerçant une ou plusieurs disciplines artistiques. Le Conseil reconnaissait ainsi la nécessité d’accorder une place particulière aux créateurs, qui constituaient naturellement l’un des moteurs essentiels de la vie culturelle.

➤ Enfin, les membres d’honneur représentaient des personnalités ayant contribué de manière importante à la culture ou à l’association.

Cette organisation confirmait la volonté de réunir aussi bien des professionnels de la culture que des citoyens simplement intéressés par les relations franco-québécoises. Le Conseil Franco-Québécois de la Culture ne voulait pas réserver la culture à une élite. Il entendait faire de la participation culturelle une expérience accessible à tous ceux qui souhaitaient s’y engager. Fabien Lacroix écrit dans la biographie intitulée “Guy Boulianne : Un Prince en Exil” : « Aujourd’hui, relire les articles de La Dépêche du Midi ou L’Indépendant de 1997, c’est mesurer le chemin parcouru. Dans une France profonde, des voix québécoises résonnent grâce à un homme qui a cru en la force des échanges humains. » Je vous laisse donc découvrir le Conseil Franco-Québécois de la Culture à travers l’article de ce chroniqueur indépendant. ◾


➽ Le Conseil Franco-Québécois de la Culture : une passerelle culturelle entre deux rives de la francophonie

Par Fabien Lacroix, chroniqueur indépendant

Le 24 juin 1997, jour de la Saint-Jean-Baptiste, trois hommes fondent dans le village audois de Granès une association dont le nom résonne comme un programme : le Conseil franco-québécois de la culture. L’initiative, déclarée le 19 juillet suivant à la sous-préfecture de Limoux, naît d’une expérience concrète plutôt que d’un discours institutionnel. Son président, le poète et artiste-peintre québécois Guy Boulianne, vient de constater, au fil d’une tournée littéraire à travers la France, combien il reste difficile de faire circuler un produit culturel québécois, même dans un « pays cousin ». De cette friction naît l’idée d’un réseau capable de relier artistes, publics et territoires francophones.

Deux ans et demi plus tard, le 22 janvier 1999, Boulianne présente l’association à Montréal, au restaurant Le Commensal, rue Saint-Denis. La séance d’information, dont le texte a été conservé, constitue aujourd’hui l’une des sources les plus précises sur les ambitions, la structure et les projets d’un organisme encore jeune, déjà relayé par la presse locale de l’Aude.

Un fondateur formé à Montréal, révélé en France

Guy Boulianne n’arrive pas en France en dilettante. En 1983, il publie un premier recueil, Avant-propos d’un prince fou. En 1987 paraît un second recueil, accompagné de fanzines culturels. La même année 1983, il devient membre actif de la galerie Frère Jérôme, rue Saint-Denis, face au théâtre. À la fermeture de celle-ci, il participe à l’ouverture de la galerie Lézart ; en 1988, il lance sa propre galerie, Imagine, au troisième étage du Cooper Building, boulevard Saint-Laurent. L’expérience dure un an et trois mois. Il se retire ensuite du devant de la scène pour des recherches historiques et politiques.

En mai 1996, il réapparaît avec la revue Acacia, qui accueille une douzaine de poètes québécois, deux Français et un Belge. Deux semaines après la parution montréalaise, il s’installe en Bretagne pour organiser une tournée de lancement dans une dizaine de villes françaises : Douarnenez, Albi, Vauvert, Mâcon, Charleville-Mézières, entre autres. C’est là, dit-il, qu’il mesure « les nombreuses difficultés que l’on pouvait rencontrer lorsqu’on arrive dans un pays étranger […] avec un produit culturel québécois ». Six mois de réflexion plus tard, avec son ami Philippe Bâcle, il décide de fonder le Conseil.

La presse audoise de l’été 1997 dresse le même portrait. L’Indépendant de Quillan présente Boulianne, Bâcle — qui se définit comme « combattant de l’environnement » — et Didier Lutz, cafetier à Saint-Ferriol. Les trois hommes posent avec un drapeau fleurdelisé. Boulianne y affirme : « Ce sont les Français qui ont créé le Québec et il n’est pas possible de l’oublier. […] Nous sommes un peu comme ce petit village gaulois que l’on aperçoit sur la première page des albums d’Astérix. Nous sommes les derniers survivants de la culture française de ce côté de l’Atlantique. » La formule, volontairement emphatique, résume le sentiment d’isolement d’une francophonie américaine dans un continent anglo-saxon, et le désir de « reprendre l’Histoire à zéro » pour « réanimer les liens » entre Nouvelle-France et Vieux Continent.

Philippe Bâcle et Guy Boulianne signent les statuts du CFQC à Granes, dans l’Aude, le 24 juin 1997.

Trois objectifs, une mission à large spectre

Les statuts fixent trois objectifs premiers : veiller à la protection du patrimoine culturel franco-québécois ; promouvoir les échanges culturels entre pays de langue française ; publier et diffuser la culture par tous les supports de communication. Boulianne insiste sur l’ampleur du champ ainsi ouvert : patrimoine artistique et architectural, langue, environnement, réseau de correspondants sur cinq continents, organisation, importation et exportation d’événements, livres, journaux, magazines, films, vidéos, enregistrements sonores, Internet.

Le préambule des règlements généraux, lu à Montréal, emprunte un ton presque conciliaire. Il décrit la montée d’une « nouvelle conscience » : l’être humain s’y définit par la responsabilité assumée « envers ses frères et devant l’histoire ». Le Conseil se propose d’établir des « liens fraternels » non seulement entre le Québec et la France, mais entre tous les pays de la francophonie. Il veut devenir un lieu d’échange où artistes, professionnels de la culture et public trouvent chacun leur place.

Le leitmotiv déclaré est le mot « santé » : santé physique et morale liées, selon Boulianne, à la santé économique. D’où une thèse centrale, répétée à plusieurs reprises : l’association n’a pas vocation à amasser des « capitaux inertes », mais à investir son énergie dans de nouveaux projets et de nouveaux emplois. Elle entend fonctionner « exactement comme une entreprise », à cette différence près qu’aucun profit n’est accumulé en fin d’exercice : les revenus sont réinjectés. L’un des objectifs majeurs est que « tout le monde puisse trouver sa place et créer son propre salaire au sein de l’organisation ». Boulianne situe cette ambition dans ce qu’il nomme l’« économie quaternaire ».

Il cite la Charte pour un projet associatif de la CIRAT belge, qui invite les usagers à cesser d’être de simples consommateurs de services pour devenir des « agents de développement ». L’association, insiste-t-il, n’est pas un organisme fermé : elle se veut « moteur à la création et à l’initiative de tous ses membres ».

Une « hiérarchie circulaire »

La structure voulue n’est ni pyramidale ni strictement ascendante. Boulianne parle d’une « hiérarchie circulaire » : un pouvoir délégué par les membres, non imposé sur eux.

Le conseil d’administration, élu tous les trois ans par l’assemblée générale, compte d’abord trois membres — président, vice-président, secrétaire-trésorier — et devrait passer à cinq. Il statue sur la législation interne et accepte ou refuse les projets présentés par les organes de direction. À côté siège une direction générale, chargée de superviser l’ensemble et de porter des activités d’envergure nationale. Puis viennent les directions régionales. Au Québec, chaque circonscription électorale doit devenir une direction régionale.

En France, ce sont les 95 départements. Le siège français est dans le Sud ; une direction régionale existe déjà en Haute-Normandie, dirigée par Sophie Rebière, enseignante à Vernon. En janvier 1999, le conseil d’administration québécois est formé de Guy Boulianne (président et directeur général), Sophie Rebière (vice-présidente) et Jean-Sébastien Baillat (secrétaire-trésorier). Susan Nimbley est directrice des communications ; Fernand Leclerc-Churchill, directeur régional de Montréal.

Trois catégories de membres sont prévues. Les membres-adhérents (cotisation annuelle de 30 $) soutiennent les objectifs et peuvent se présenter aux élections. Les membres-artistes (50 $) doivent démontrer la pertinence d’une carrière professionnelle ; leurs coordonnées figurent dans un bottin mis à la disposition des organismes culturels et des entreprises. Les membres d’honneur, nommés à vie par le conseil d’administration, sont dispensés de cotisation et inéligibles au CA. Parmi eux, le soir de la conférence montréalaise : le sculpteur Armand Vaillancourt, présent dans la salle ; le cinéaste d’animation Frédéric Back ; le poète français René Varennes, fondateur de la Forêt des Mille Poètes. Une note ultérieure ajoute la comédienne et poète Janou Saint-Denis. Tous les membres reçoivent une carte, un bulletin bimestriel et 10 % de réduction sur certains produits et activités.

Sophie Rebière, responsable de l’antenne régionale du CFQC dans l’Eure, en Haute-Normandie (1998).

La francophonie comme horizon, pas comme décor

Boulianne ne limite pas le projet au couple France-Québec. Il énonce des chiffres tirés du Figaro du 10 novembre 1997 : 49 pays dans l’espace francophone ; 105 millions de francophones « réels », 55 millions d’occasionnels, 100 millions de francisants ; 25 millions de francophones au Maghreb ; environ 39 millions en Afrique en 1996 ; 22 % de francophones en Haïti ; 6,5 millions de langue maternelle française au Canada sur 27,3 millions d’habitants en 1990.

L’intention à long terme est de créer, dans divers pays, des associations portant le même titre, le même logo et les mêmes objectifs, puis de les fédérer. Dans l’immédiat, les associations française et québécoise ne forment qu’« une seule entité morale » : appartenir à l’une, c’est appartenir à l’autre.

Le contexte diplomatique de la fin des années 1990 nourrit cet optimisme. En septembre 1997, lors de la visite de Lucien Bouchard en France, le président de la République française affirme que, « quel que soit le chemin que le Québec choisira, la France l’accompagnera ». La France est alors le deuxième investisseur au Québec (700 millions de dollars en trois ans) ; 250 entreprises françaises y sont implantées, dont une centaine de PME, pour quelque 40 000 emplois. Les échanges commerciaux franco-québécois atteignent 2,6 milliards de dollars canadiens en 1997. La visite de Lionel Jospin au Québec s’accompagne d’ententes (Hydro-Québec, Gaz de France, PME) représentant 180 millions de dollars et environ 600 emplois.

Sur le plan culturel, le 13 octobre 1998, Catherine Trautmann et Louise Beaudoin lancent le « Printemps du Québec en France » : une trentaine de compagnies, près de 300 manifestations dans 60 villes, 11,5 millions de dollars injectés par Québec. Boulianne y voit une fenêtre : si une subvention était accordée, le Conseil aimerait envoyer un groupe de douze poètes, accompagnés de danseurs et de musiciens.

Pour s’inscrire dans les réseaux officiels de la francophonie, l’association projette d’adhérer à l’Association francophone d’amitié et de liaison (AFAL), union internationale d’ONG fondée en 1974, remaniée en 1983, forte de 130 associations membres, agréée par l’UNESCO et bénéficiant du statut consultatif auprès du Conseil de l’Europe. Y figurent l’Académie internationale des Arts et des Lettres, l’Association des écrivains de langue française, les Amitiés acadiennes, des associations franco-roumaines, algériennes, haïtiennes, cambodgiennes, libanaises. « Quoi de plus merveilleux, à mes yeux, que d’être en relation avec la République tchèque, la République de Moldavie, la Bulgarie… avec Moscou et Djibouti ? »

Quatre projets pour ancrer l’idée dans le réel

Le discours de 1999 ne se contente pas de principes. Quatre projets concrets sont exposés.

Le premier est un siège social montréalais. Boulianne décrit, sans en révéler l’adresse exacte, un immeuble de l’Est de la ville, dans un quartier d’affaires : rez-de-chaussée commercial, deux étages de 8 600 pieds carrés chacun, planchers de bois franc, fenêtres à carreaux sur trois côtés, monte-charge, plafonds d’environ douze pieds. Il rêve d’y installer une salle d’exposition au premier étage, le siège au deuxième, des bureaux loués à photographes, graphistes, designers, infographistes, et un calendrier dense : expositions, performances, concerts, récitals, conférences, défilés, lancements. Le lieu devrait être à la fois « in » pour l’avant-garde et « clean » pour le public, les affaires et le politique — pivot des échanges internationaux.

Le deuxième projet est un magazine intitulé Je me souviens. Le 14 janvier 1998, le ministère de la Justice du Québec a autorisé l’usage exclusif de la devise nationale « Je me souviens » comme titre. Le périodique, historique, social, économique et politique, doit aussi générer des revenus publicitaires. Une étude de marché a déjà été réalisée.

Le troisième est la relance de la revue Acacia, conçue comme trimestrielle. La tournée française de 1996, menée avec Philippe Yvelin et Emmanuelle Rouvray — qui a mis en musique et en scène certains poèmes —, a valu des articles de presse, une semaine d’entrevues quotidiennes à la radio en Bretagne, et le dépôt à la Bibliothèque nationale de France.

Le quatrième est une émission hebdomadaire de musique québécoise destinée aux radios associatives françaises. Boulianne a rencontré Flapie Leygonie, de Radio Ballade à Espéraza. L’idée d’une seule émission s’est élargie : diffusion potentielle sur une vingtaine de radios (Limoges, Lyon, Montpellier, Toulouse, Marseille, Reims, Bordeaux, et même Bruxelles). Radio Ballade compte environ 20 000 auditeurs ; multipliés par vingt, le chiffre théorique approche 400 000 à 500 000 auditeurs par semaine. L’émission servirait aussi à relayer les nouvelles de l’association et du Québec. Boulianne déplore que, hors Céline Dion, Robert Charlebois, Fabienne Thibeault et Diane Tell, la chanson québécoise soit quasi absente des ondes françaises, alors que la musique française circule au Québec.

Le projet d’un centre culturel au coin des rues Ontario et Moreau, dans l’Est de Montréal, au Québec.

Une association de son temps

Le Conseil franco-québécois de la culture appartient à un moment précis : l’après-référendum de 1995, les déclarations de solidarité française, le Printemps du Québec en France, l’essor d’Internet encore présenté comme « moyen de télécommunication moderne », la foi dans l’économie sociale et l’emploi associatif. Il mêle un discours identitaire — le Québec comme « pays de l’an 2000 », « village des irréductibles Gaulois » — et une pragmatique de réseau : bottin d’artistes, directions régionales calquées sur les circonscriptions, fédération internationale à venir, radios communautaires, magazine à devise nationale.

Dans Le Quillan du 29 juillet 1997, La Croix du Midi de Carcassonne et Le Limouxin du 1er août, l’adresse donnée aux intéressés est simple : Le Lauzet, route de Saint-Louis, 11500 Granès. À Montréal, en janvier 1999, des bulletins d’adhésion attendent près de la sortie, distincts pour adhérents et artistes. Boulianne clôt sa conférence par un adage qu’il amende : « L’union fait la force… j’ajouterais : la force positive. »

L’association, telle que la documente cette séance, n’est pas encore un appareil institutionnel. Elle est un pari : celui qu’un poète québécois installé dans l’Aude, quelques compagnons et un public à convaincre puissent, par la structure associative, transformer en circulation permanente ce qui n’était jusque-là qu’une tournée, une revue, une amitié tissée depuis 1993. Le reste — locaux, magazine, ondes, fédération — reste, au soir du 22 janvier 1999, du côté des projets. C’est précisément ce que le document permet de saisir : non le bilan d’une institution établie, mais l’architecture d’une intention, au moment où elle cherche encore ses membres, ses locaux et ses premiers financements.

En conclusion

Fondé en France le 24 juin 1997 par Guy Boulianne, le Conseil Franco-Québécois de la Culture représentait une initiative originale fondée sur une conviction simple : la culture peut rapprocher les peuples lorsqu’elle devient un espace de rencontres et d’action.

Ses objectifs étaient ambitieux : protéger le patrimoine culturel franco-québécois, favoriser les échanges entre les pays de langue française et diffuser la culture par différents moyens de communication. Mais derrière ces objectifs se trouvait une volonté plus profonde encore : créer un réseau humain capable de réunir artistes, écrivains, créateurs et citoyens autour de projets communs.

La France et le Québec constituaient naturellement le cœur de cette initiative. Toutefois, le Conseil voulait également s’ouvrir à l’ensemble de la francophonie et développer des relations avec d’autres associations culturelles à travers le monde.

Les projets présentés en 1999 — siège culturel, expositions, conférences, revue littéraire, magazine et radio associative — témoignent de l’énergie créatrice qui animait cette jeune organisation.

Le Conseil Franco-Québécois de la Culture apparaît ainsi comme le prolongement d’un parcours personnel, mais également comme l’expression d’une idée collective : celle selon laquelle les liens entre les peuples ne survivent réellement que lorsqu’ils sont entretenus par des échanges vivants.

Dans cette perspective, l’association fondée par Guy Boulianne ne se voulait pas uniquement un organisme culturel parmi d’autres. Elle aspirait à devenir un lieu de rencontre, de création et de circulation des idées, une passerelle entre le Québec et la France, mais aussi une ouverture vers la grande communauté francophone internationale.

C’est précisément cette ambition qui donne au Conseil Franco-Québécois de la Culture sa place particulière dans l’histoire des initiatives culturelles franco-québécoises de la fin des années 1990 : celle d’un projet né de la volonté de quelques personnes, mais conçu pour rassembler beaucoup plus largement celles et ceux qui croyaient encore à la force des échanges culturels et à la vitalité des liens entre les deux rives de l’Atlantique. ◾


« Née en 1958, Susan A. Nimbley est portraitiste et paysagiste. C’est en raison de ses multiples talents qu’elle fut choisie pour remplir les fonctions de directrice des communications du Conseil franco-québécois de la culture. Le CFQC sera maintenant implanté au Québec. » Le Messager de Lasalle, le 7 février 1999

Philippe Bâcle, Guy Boulianne et Didier Lutz, les trois pivots du Conseil Franco-Québécois de la Culture.

En savoir plus sur Les œuvres d’art de Guy Boulianne

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