NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’équipe de volleyball féminin division 1 des Gaillards du Cégep de Jonquière tente de relancer la saison sur de nouvelles bases après une fin de parcours tumultueuse au printemps.
Des plaintes en lien avec un climat d’entraînement malsain ont été déposées au Bureau de prévention et d’intervention du Cégep, ce qui a mené la direction à mettre en place des mesures d’accompagnement cet automne pour le niveau le plus élevé de volleyball féminin.
Radio-Canada a recueilli plusieurs témoignages citant des relations tendues et un climat d’entraînement dégradant au sein de l’équipe depuis quelques années.
C’était très fréquent chez les Gaillards que plusieurs filles pleurent après une partie ou sortaient d’une pratique pour aller pleurer dans les toilettes, a indiqué une de nos sources.
Je me sentais comme un déchet.
Les commentaires étaient négatifs et aucunement constructifs, et parfois on ne m’adressait pas la parole pendant des semaines, a fait part une autre personne contactée.
Ce sont des situations inacceptables aux yeux de la directrice adjointe des études et de la vie étudiante du Cégep de Jonquière.
Des situations ont été portées à notre attention. Et ce qui est ressorti, c’est qu’on n’avait pas qu'une seule dynamique, mais des dynamiques qui nous préoccupaient pour le climat et l'atmosphère au sein de l'équipe de volleyball D1 [...] notamment en lien avec les relations entraîneurs-athlètes ou entre les athlètes elles-mêmes, précise Sophie Huppé.
Durant les premières semaines de la saison, une intervenante psychosociale s’est déplacée aux entraînements et elle sera également disponible lors des tournois ou toute autre activité de l’équipe.
La démarche est rigoureuse et faite avec beaucoup de sérieux.
Les principaux entraîneurs restent en place pour la nouvelle saison des Gaillards, mais des interventions directes ont été faites à leur endroit pour maintenir un climat d’entraînement sain au cours des prochains mois dans l’équipe féminine de division 1 de volleyball.
Je peux vous confirmer que les personnes ont été rencontrées au sein de l'équipe, soit en individuel, soit en groupe, et que les choses ont été adressées. Il y a des attentes qui sont adressées à certaines personnes, il y a des services d'accompagnement qui sont offerts à tout le monde, a-t-elle précisé en entrevue.

La directrice adjointe des études et de la vie étudiante, Sophie Huppé, supervise l'intervention au sein de l'équipe de volleyball élite.
Photo : Radio-Canada
Mme Huppé assure qu’il y a de la collaboration, de l’écoute et une volonté de rétablir un climat sain de la part de l’équipe d’entraîneurs.
Selon les témoignages recueillis, le climat tendu des dernières années aurait contribué aux contre-performances de l’équipe qui a terminé en queue de classement pour la saison 2025-2026.
Nouveau code d’éthique dans le sport
Cette situation problématique au sein de l’équipe de volleyball survient au moment où le Cégep de Jonquière déploie de nouvelles lignes directrices à l’intention de toutes les équipes des Gaillards.

Le Cégep de Jonquière déploie une nouvelle stratégie pour encadrer la pratique sportive dans les équipes collégiales.
Photo : Radio-Canada
On est en plein déploiement de l’Éthique Gaillard. Ce sont les valeurs et les principes qu’on veut mettre de l’avant pour encadrer notre pratique sportive. Il y a aussi des outils, des formations, des ateliers ou des services de référencement , indique la directrice adjointe des études et de la vie étudiante.
La nouvelle stratégie sera présentée à toutes les équipes sportives collégiales d’ici le mois d’octobre.
Volleyball Québec instaure un nouveau système de dénonciation
La fédération provinciale Volleyball Québec n’a pas été interpellée en lien avec le climat d’entraînement chez les Gaillards, comme l’organisme ne chapeaute pas le sport collégial.
Par contre, le directeur général Guillaume Proulx Goulet reçoit une douzaine de plaintes par année en lien avec l’éthique et les méthodes d’entraînement de façon générale.
La mise en place du Protecteur de l’intégrité en loisir et en sport donne de très bons résultats. Le hic, c’est qu’il restait une zone grise pour des situations un peu comme celle-là qui ne sont pas nécessairement de la violence ou du harcèlement. On a donc mis en place un processus par l’entremise du bouton orange qui est complémentaire au Protecteur de l’intégrité, explique M. Proulx Goulet.

Guillaume Proulx Goulet est le directeur général de Volleyball Québec.
Photo : Radio-Canada / Cédric Bérubé
D’autres fédérations sportives pourraient emboîter le pas.
Il y a deux ans, un rapport de l’Institut de la statistique du Québec sur la violence vécue par les jeunes dans les milieux sportifs au Québec indiquait que 26 % des répondants avaient subi au moins un épisode de violence psychologique ou de négligence durant leur parcours sportif.
Il y a eu une prise de conscience. Le milieu sportif s’est pris en main dans les dernières années.
Volleyball Québec souhaite maintenant travailler davantage avec les entraîneurs pour poursuivre le changement de cap.
On s’est concentré d’abord à protéger les athlètes, mais là on est rendus à travailler avec les entraîneurs. [...] Comment mieux communiquer avec les parents, avoir une relation saine avec l’athlète ou comment être à l'affût de la santé mentale des athlètes, indique Guillaume Proulx Goulet.
Il suit d’ailleurs de près les travaux de la Chaire de recherche sécurité et intégrité en milieu sportif créée en 2020 l’Université Laval pour mieux prévenir la violence dans le sport.


3 day_ago
23



























.jpg)






French (CA)