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En vingt ans, l’archipel, situé au large du Sénégal, a multiplié par près de dix son nombre de visiteurs. Après le parcours historique de son équipe de football au Mondial, les autorités veulent organiser ce secteur, « moteur » de son économie.

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Des touristes au parc Gamboa, près de l’entrée de Praia, le 26 juin 2026. Des touristes au parc Gamboa, près de l’entrée de Praia, le 26 juin 2026.

Pendant longtemps, ces dix îles perdues au large du Sénégal ont vécu loin des regards. Encore méconnu il y a une vingtaine d’années, le Cap-Vert s’est peu à peu fait une place sur la carte mondiale du tourisme, jusqu’à devenir l’une des destinations les plus prometteuses d’Afrique, notamment auprès des vacanciers britanniques, allemands ou français. Un attrait décuplé par l’étonnant parcours des footballeurs cap-verdiens à la Coupe du monde.

Sal, Boa Vista, Fogo… Chaque île possède son caractère, son rythme et ses paysages. Douceur créole, airs de Caraïbes et ambiance brésilienne y cohabitent. Ancienne colonie portugaise, indépendante depuis 1975, le Cap-Vert est un archipel singulier où les influences européennes, sud-américaines et africaines s’entremêlent. « C’est un seul pays, mais avec dix destinations », résume Marcos Rodrigues, le président de la chambre de commerce située sur l’île de Santiago, où se trouve Praia, la capitale.

A Boa Vista, un désert aux dunes blanches vient s’échouer dans l’océan Atlantique. A Sao Vicente, les ruelles colorées de la vieille ville de Mindelo résonnent encore au son des mornas nostalgiques de « la diva aux pieds nus », Cesaria Evora (1941-2011). Plus à l’ouest, à Santo Antao, des montagnes majestueuses se dressent au-dessus de vallées luxuriantes. Vers le sud-est, sur Fogo, des vignes poussent dans une terre noire, non loin d’un volcan encore actif qui a donné naissance au « vin de feu ». Au Nord, à Sal, des hordes d’Européens étendent leur serviette sur des plages qui semblent s’étirer à l’infini…

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