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Le Canadien entreprend sa saison mardi soir à Toronto avec une formation similaire à celle de l’an dernier. Peut-être encore plus similaire qu’il l’aurait espéré.
C’est un secret de Polichinelle que la direction cherchait à mettre la main sur Kirill Marchenko, des Blue Jackets de Columbus. Mais dès le moment où l’ailier russe est devenu disponible, le DG des Blue Jackets Don Waddell a été clair à l’effet qu’il ne l’échangerait pas en retour d’espoirs ou de choix au repêchage. Waddell cherchait de l’aide immédiate et, à ce petit jeu, Kent Hughes risquait fort de se faire damer le pion par une autre équipe.
Le Canadien est équipé pour s’améliorer, mais les meilleurs actifs qu’il a à marchander devraient surtout séduire les équipes tournées vers l’avenir. Et elles sont peu nombreuses pour le moment.
Les Maple Leafs de Toronto ont finalement remporté le derby Marchenko en cédant Matthew Knies aux Blue Jackets dans un échange impliquant six joueurs. Le CH doit donc en faire son deuil et tirer le meilleur parti de ce qu’il a sous la main en attendant la prochaine occasion.
Chris Kreider, qui remplace Brendan Gallagher, constituera une amélioration par rapport à l’an dernier. La recrue Florian Xhekaj, qui prend le poste de Joe Veleno dans le groupe d’attaquants, devrait en être une aussi.
Aux yeux de Martin St-Louis, il y a quelque chose de positif dans la stabilité qu’est allé chercher le Canadien au sein de sa formation. L’entraîneur-chef a noté lundi que la direction nous avait habitués à faire deux ou trois ajouts ici et là, mais qu’il n’y avait pas de branle-bas de combat où huit nouveaux joueurs arrivaient d’un seul coup.
Les deux choses les plus importantes pour aller chercher du succès constamment, c’est la culture et la continuité. Je pense qu’on a les deux. C’est sûr qu’on fait des ajustements ici et là et qu’on essaie d’être meilleurs dans certains départements, mais il y a une continuité dans la façon dont on veut jouer ensemble. Tu ne recommences pas à zéro. On reste sur notre processus et on essaie d’être plus détaillés dans certaines affaires.
Les Maple Leafs se sont probablement améliorés avec l’acquisition de Marchenko, et plusieurs fans du Canadien seront déçus de le voir aboutir dans la Ville Reine plutôt qu’au Centre Bell. Mais son arrivée à Toronto, jumelée à celles de Miles Wood et d'Elvis Merzlikins, fait en sorte que plus de la moitié de la formation des Maple Leafs sera constituée de joueurs qui n’étaient pas là l’an dernier.
C’est un gros roulement.
Apprendre en s’entraînant
Samedi soir, après le match face aux Sénateurs d’Ottawa, Kreider a souligné que la culture et l’atmosphère qui régnait au sein de l’équipe étaient les aspects qui le frappaient le plus depuis son arrivée dans l’organisation. Il est ainsi venu valider l’affirmation de St-Louis lorsqu’il dit on a les deux et que le Canadien a la saine culture que recherche toute équipe.
L’ailier de 35 ans y contribuera à son tour, et deux recrues vont maintenant en bénéficier pour poursuivre leur développement.
Le défenseur Adam Engström a devancé David Reinbacher au fil d’arrivée pour un poste de réserviste à la ligne bleue. St-Louis estime à juste titre qu’Engström est prêt pour la Ligue nationale, mais encore faut-il qu’on lui donne la chance de le démontrer.

Adam Engström
Photo : Reuters / USA Today/David Kirouac
Le jeune arrière a patiné lundi en compagnie de Kaiden Guhle, qui continue sa remise en forme après une intervention chirurgicale cet été. Engström ne sera pas de la formation en lever de rideau, mardi à Toronto, sauf qu’il aurait avantage à ne pas passer trop de temps loin de l’action.
Jayden Struble et Arber Xhekaj formeront le troisième duo pour le match inaugural, mais ils n’auront probablement pas beaucoup de marge de manœuvre avant que les entraîneurs décident de donner une chance à Engström. Et cette marge de manœuvre se réduira encore davantage lorsque Guhle sera prêt à effectuer un retour au jeu.
Quant à Florian Xhekaj, Hughes lui a annoncé après le match de samedi qu’il avait remporté son pari. Il a essayé d’appeler ses parents pour leur annoncer la nouvelle, mais ceux-ci n’ont pas répondu.

Florian Xhekaj
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes
J’ai joué à fond chaque minute que j’ai jouée, j’ai été constant et j’ai fait des jeux, a dit Florian à propos de son camp. Je pense que j’ai été récompensé pour leur avoir montré que je pouvais jouer dans la LNH.
Le cadet Xhekaj devra lui aussi être patient avant d’obtenir un premier match cette saison.
Selon St-Louis, s’il garde le pied sur l’accélérateur à l’entraînement, il sera à même d’apprendre beaucoup même quand il n’est pas de la formation.
On pousse les pourcentages suffisamment haut pour leur donner des vraies répétitions de qualité, a mentionné l'entraîneur-chef. Pour un jeune joueur qui ne joue pas, ou qui ne joue pas beaucoup quand il joue, prendre ces répétitions-là comme des matchs lui permet de s’améliorer. Il s’entraîne à la vitesse de la Ligue nationale et il peut aller chercher beaucoup de choses. Mais, comme toujours, ça part avec l’individu.
Newhook à la place de Kapanen
Oliver Kapanen ratera le premier rendez-vous en raison d’une blessure au bas du corps qui nécessite une évaluation quotidienne. En son absence, c’est Alex Newhook qui s’est retrouvé au centre du deuxième trio.
Newhook n’avait pas un ton triomphant, car l’absence de Kapanen n’est pas censée se prolonger. Il se réjouit néanmoins d’obtenir un départ au sein d’un trio aussi offensif. Il a très peu joué avec Juraj Slafkovsky, mais a évolué pendant 345 minutes à 5 contre 5 avec Demidov l’an dernier. Leurs indicateurs de possession de rondelle n’étaient guère emballants, mais ils ont dominé l’adversaire 21-15 au chapitre des buts.


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