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Le camp Ember, qui vise à initier les femmes et les personnes non binaires aux services d’incendies du Yukon, a tenu sa nouvelle session de formation cette semaine à Teslin. Certains participants estiment que l'initiative permet enfin de faire de véritables progrès.
On est enfin au 21e siècle, lance Kate Peer, l’une des 11 participantes du camp de cette année.
On a l’impression de vraiment avancer, de prouver qu’on est tout aussi capables de le faire, et qu’on peut le faire plus rapidement, mieux, à l’envers, et sur des talons hauts.
En s'inscrivant à la formation, Sophie Mcguinness, 24 ans, ne savait pour sa part pas trop à quoi s’attendre. Elle y aura appris à descendre en rappel sur un bâtiment de cinq étages, à aider lors d’interventions de secours d’espaces clos et à porter des combinaisons anti-contamination couvertes de mousse à raser, entre autres.
C'était très sympa, je me suis bien amusée et j’ai beaucoup appris, dit-elle.

Les participantes du camp Ember ont essayé de nombreux exercices offerts le long d'une semaine de formation à Teslin.
Photo : Radio-Canada / George Maratos/CBC
L’une des instructrices du camp, Winie Brehm, a commencé sa carrière comme bénévole dans sa caserne de pompier locale et est désormais cheffe du service d'incendies du Yukon. Elle explique que la formation est destinée aux femmes et aux personnes qui ont été historiquement sous-représentées dans les services d’incendies.
C’est l’occasion d’essayer ce métier, de prendre confiance en soi, de se faire une idée des possibilités offertes par le service d’incendie et de découvrir si on pourrait aimer le faire comme bénévole ou en faire une carrière, indique Winie Brehm.

Winie Brehm s'est portée volontaire pour être formatrice du camp Ember. (George Maratos/CBC)
Photo : Radio-Canada / George Maratos/CBC
S'il opérait grâce à des formateurs venus de l’extérieur par avion à ses débuts, le camp Ember est aujourd’hui prise en charge exclusivement par des femmes du Yukon.
Nous avons tellement de femmes dans notre équipe que nous ne recrutons plus. On a toujours des hommes dans notre personnel, parce qu’on les apprécie beaucoup et ils font partie de l’équipe, mais depuis des années déjà, on aurait pu gérer tout le camp avec une équipe entièrement féminine, affirme Kiara Adams, qui était à l'origine du camp Ember et continue d’accompagner les recrues.
De nombreuses anciennes participantes étaient par ailleurs de retour cette année, comme Veronica Huggard, à peine quatre mois après la naissance de sa fille Mina.
Mon expérience au camp Ember a sans doute changé ma vie, affirme-t-elle. J’ai passé six jours avec des femmes incroyables issues du monde des pompiers, ce qui m’a amenée à faire du bénévolat dans ma caserne locale.

Veronica Huggard, qui a participé au camp Ember en 2025, était bénévole comme instructrice cette année.
Photo : Radio-Canada / George Maratos/CBC
La seule participante d’Old Crow, Briana Lord, s'est jointe au camp pour rapporter des compétences à sa communauté. Les ressources communautaires sont limitées, mais il y a des personnes extraordinaires qui ont des compétences, qui se sont entraînées, et je veux juste apporter ma contribution, indique-t-elle.
Les responsables de la formation souhaitent étendre le camp à une semaine intensive dans d’autres communautés du Yukon, où les besoins en pompiers volontaires sont plus importants.
D'après un texte de George Maratos


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