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Plus d’une centaine de passionnés de champignons à New Richmond

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La Rencontre annuelle de la Fédération québécoise des groupes de mycologues (FQGM) se déroule pour la première fois, en 25 ans d’existence, en Gaspésie. La station touristique Pin Rouge, à New Richmond, accueille plus d’une centaine de passionnés de champignons de 14 régions du Québec jusqu’à lundi.

Les mycologues et mycologues amateurs présents à New Richmond ont exploré les forêts de la région pour inventorier les espèces et les exposer au public.

L’événement, qui représente le plus important rassemblement de passionnés de champignons dans la province, a été organisé par le club des Mycologues amateurs de la Gaspésie.

Portrait de Johanne Morin devant une table de champignons.

Johanne Morin, vice-présidente des Mycologues amateurs de la Gaspésie et présidente du comité organisateur de la rencontre

Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

Pour Johanne Morin, vice-présidente du club et présidente du comité organisateur de la Rencontre de la FQGM, l’événement invite à se libérer de la peur souvent associée aux champignons.

L’idée des portes ouvertes, c’est pour avoir un accès, une ouverture à ce qui se passe dans le monde des champignons. On parle souvent juste des champignons comestibles, mais, ici, on présente tout, exprime-t-elle.

Avoir la piqûre

Parmi les participants rencontrés sur place, Renée Leboeuf s’intéresse à la mycologie depuis 25 ans. Bien qu’elle se définisse comme une mycologue amatrice, elle publie des articles scientifiques depuis quelques années. Elle a décrit 65 espèces de champignons qui étaient encore inconnues.

C’est après s’être intéressée à différentes sciences qu’elle s’est finalement tournée vers la mycologie.

Portrait de Renée Leboeuf devant une table de champignons.

Renée Leboeuf, mycologue et autrice scientifique

Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

C’est vraiment le côté énigmatique [des champignons] et le fait aussi que c’est très peu connu. Il n’y avait comme pas beaucoup de gens qui s’intéressaient à ça et c’est vraiment un monde à découvrir, raconte Renée Leboeuf.

Quand on va aux champignons, c’est comme une chasse au trésor. On ne sait jamais ce qu’on va trouver. C’est quand même éphémère.

Pour Alain Carle, mycologue amateur, l’événement constitue sa première cueillette de champignons dans la région. Il apprécie son expérience.

On apprécie l’ambiance, les gens et cette année, la cueillette de champignons était très très intéressante, lance-t-il.

Portrait de Alain Carle devant une table de champignons.

Alain Care, mycologue amateur

Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

De son côté, Herman Lambert, mycologue et chercheur retraité, se réjouit de la saison. Il rappelle que l’an dernier, des épisodes de sécheresse avaient mis à mal les champignons.

Cette année, tout le monde est heureux. Les sorties, il y a de l’abondance. Il y a beaucoup d’espèces qu’on ne voyait pas qu’on voit, relève-t-il.

Portrait de Herman Lambert tenant un panier de champignons dans ses mains.

Herman Lambert, mycologue et chercheur retraité

Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

C’est vraiment une bonne année pour les champignons.

Il souligne également la grosseur des différents champignons observés et cueillis, comme les chanterelles et les hydnes.

Une conservation nécessaire

Mathias Rocheleau-Duplain est directeur général et cofondateur de Mycosphaera, un organisme pour la conservation de la fonge et le suivi de la biodiversité fongique.

L’événement à New Richmond est l’occasion pour lui de rappeler l’importance de la création d’un inventaire de la fonge au Québec pour assurer sa sauvegarde.

Portrait de Mathias Rocheleau-Duplain devant des tables d'informations sur les champignons.

Mathias Rocheleau-Duplain, directeur général et cofondateur de Mycosphaera

Photo : Radio-Canada / Gala Dionne

C’est d’essayer de la cartographier le plus rapidement possible pour savoir si la tendance va vers soit l'augmentation de la biodiversité, soit la perte, explique-t-il.

Il indique que les champignons sont sensibles aux pertes d’habitats, notamment causées par les coupes forestières.

Ils vivent en symbiose stricte avec les arbres et ne peuvent pas vivre indépendamment de l’arbre. Si on perd l’habitat qui contient l’arbre ou on perd la plante, on perd aussi son champignon., soutient Mathias Rocheleau-Duplain.

D’après le reportage de Gala Dionne

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