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Le Bas-Saint-Laurent, « tiers monde au Québec » en matière de transport

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Le maire de Rimouski estime que les transports représentent un frein au développement du Bas-Saint-Laurent. Guy Caron a profité de la campagne électorale provinciale en cours pour présenter mercredi les demandes de la Ville au futur gouvernement.

On est pratiquement isolés du reste du Québec, à part l’utilisation de la voiture, lance d’emblée l’élu municipal, qui a présenté 12 mesures distinctes concernant le transport collectif, l’autoroute 20, la liaison maritime entre Rimouski et Forestville ainsi que le rétablissement d’une liaison directe vers les grands centres de la province.

Guy Caron veut que le prochain gouvernement permette à une Ville comme Rimouski de gérer son propre service de transport collectif pour éviter qu'elle soit à la merci des transporteurs à travers des appels d'offres.

Pas l’obligation, mais la possibilité de l’opérer. Comme ça, ça va nous donner une option si jamais les appels d’offres arrivent à des montants qui sont vraiment trop importants, mentionne le maire.

Un autobus de la Société des transports de Rimouski.

L'entente de fourniture des autobus s'élève à 17,8 M$ et va s'étirer jusqu'en 2031. L'ancienne entente, négociée en 2021, se chiffrait à 5 M$. La part assumée par la Ville passera de 1,3 M$ à 2,4 M$ annuellement. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Lors de la conclusion du nouveau contrat avec La Québécoise, seule entreprise à avoir déposé une soumission, le tarif par véhicule est passé de 60 à 114 dollars l'heure, rappelle M. Caron.

La Ville de Rimouski demande également à ce que les villes soient autorisées à prolonger le contrat avec un transporteur au-delà de sa durée de vie. Les municipalités veulent aussi négocier de gré à gré les termes de cette prolongation.

Si ça fonctionne bien avec l’opérateur actuel, on est obligés, malgré tout, d’aller en appel d’offres cinq ans après, explique Guy Caron.

Christine Fréchette lors d'une annonce de campagne.

De passage à Rimouski au deuxième jour de la campagne électorale, la cheffe de la CAQ a rejeté la possibilité de majorer la taxe sur l'essence afin de financer le transport collectif régional au Bas-Saint-Laurent. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Dany Pilote

De plus, le maire de Rimouski réitère l’importance d’accorder une majoration de la taxe sur les carburants de 2 cents par litre d’essence vendu sur le territoire pour financer la Régie de transport du Bas-Saint-Laurent.

Ce 2 cents nous permet de compter sur 5 millions de dollars par année en financement récurrent pour la Régie. C’est le montant dont on a besoin, ajoute-t-il.

Si cette demande est de nouveau refusée, Guy Caron veut alors que le gouvernement accorde un financement annuel équivalent de 5 millions de dollars.

Retour d’une liaison maritime

Alors que le traversier qui va relier Rimouski à Forestville vient d’être mis à l’eau en Grèce, Guy Caron réaffirme qu’une aide financière du gouvernement du Québec est incontournable.

Il faudrait, selon lui, 500 000 $ pour mettre le navire aux normes canadiennes, une fois qu’il aura traversé l’Atlantique, ainsi que des installations portuaires.

Le bateau qui doit assurer la traverse Rimouski-Forestville est sur terre.

Le Perseas doit assurer la relance du service de traversier entre Rimouski et Forestville. (Photo d'archives)

Photo : Facebook/Traverse Rimouski-Forestville

L’adoption d’une loi spéciale est toujours demandée, puisqu’elle permettrait un soutien financier municipal aux opérations d’un service de traversier. Pour aider à [soutenir] des déficits d’opérations pour les premières années, le temps que le traversier puisse atteindre une viabilité financière.

L’autoroute 20 … encore

Le maire de Rimouski réclame aussi un échéancier ferme en ce qui a trait à l'élargissement de l'autoroute 20 entre Rimouski et Mont-Joli et à son prolongement entre Notre-Dame-des-Neiges et Le Bic.

Tant qu’on n’a pas d’échéancier, les engagements électoraux, par tous les partis politiques, vont manquer de sérieux, lance Guy Caron en conférence de presse.

Conscient que la réalisation des deux projets nécessitera plusieurs années de travail, il implore le parti qui sera porté au pouvoir le 5 octobre à reprendre immédiatement les études du prolongement de l’autoroute 20.

Guy Caron en conférence de presse devant un lutrin de la Ville de Rimouski.

« C'est notre tour. La 85 est [terminée] », lance maire de Rimouski, Guy Caron, qui estime que le prochain gouvernement devra concrétiser l'élargissement et le prolongement de l'autoroute 20.

Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger

La Ville de Rimouski suggère également d’intégrer au Plan québécois des infrastructures (PQI) le projet d’autoroute à quatre voies vers Mont-Joli et d’octroyer rapidement les contrats liés à l’ajout de voies de dépassement sur ce même tronçon.

On n’a absolument aucune action. Ça n’a pas l’air d’être une grande priorité pour le gouvernement.

M. Caron a également rappelé l'absence d'une liaison aérienne directe vers les grands centres. Il estime que, dans le contexte actuel, il serait plus simple pour le gouvernement du Québec et pour l’aéroport de Mont-Joli de développer un projet pilote visant à assurer une liaison régulière vers Québec et Montréal.

Ce dont on a besoin pour une telle ligne aérienne, c’est de pouvoir assurer une fidélisation, une habitude, soutient Guy Caron.

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