Le compagnonnage ou, plus diplomatiquement, le partenariat Suisse-UE a toujours été une aventure baignant dans un savant clair-obscur. Néanmoins, la qualité du récent débat aux Conseil des Etats sur les bilatérales III a agréablement surpris, une première impression qui ressort de la vigueur émotionnelle des échanges, une forme d’ébullition peu fréquente quand on évoque les liens avec l’UE. Par sa totale franchise, son intensité rugueuse, le débat a prouvé que l’UE ne laissait personne indifférent.
Cependant, à y regarder de plus près, ce vaste débat marathon et chronophage, mais démocratique à souhait, a révélé un troublant, même inquiétant, manque de discernement à propos de la réalité et de sa vraie matière: la signification et la raison d’être des bilatérales III pour la Suisse. Décortiquer le paquet d’accords jusqu’à la dernière virgule, c’était volontairement et trop facilement lâcher la proie pour l’ombre. Une stratégie, si cela en est une, peu ragoûtante à l’égard du premier partenaire économique de la Suisse.


5 hour_ago
23






















.jpg)






French (CA)