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Naval Québec est sur le point de conclure la plus importante mission économique de son histoire. L'organisation a réuni 36 participants et 25 entreprises de la chaîne d’approvisionnement navale québécoise en Allemagne et en Italie.
La délégation signera jeudi une entente de collaboration avec son homologue italien, l'organisation Distretto Ligure delle Tecnologie Marine, située dans le nord-ouest du pays.
Ce n'est pas juste une visite de courtoisie, c'est le début d'une relation d'affaires à long terme, explique le chef de mission pour Naval Québec, Michel Desmeules.
Déjà, Naval Québec avait conclu une entente de collaboration similaire avec le Cluster maritime du nord de l’Allemagne. Ce type d’alliance facilite les démarches des entreprises de la chaîne d’approvisionnement navale québécoise qui souhaitent faire du maillage, exporter ou s’implanter en Allemagne.

Michel Desmeules est chef de mission pour Naval Québec.
Photo : Radio-Canada
L'Allemagne et l'Italie, ce sont deux pays du G7. Donc, on parle quand même d'acteurs extrêmement importants, ajoute Michel Desmeules.
Une mission d’importance
Cette cinquième mission économique d'une douzaine de jours est la plus longue que l’organisation a pilotée dans son existence. La délégation sera de retour au pays vendredi.
L'objectif, c'est de créer des liens d'affaires, d’ouvrir de nouveaux marchés [...] et il y a toujours un volet d'acquisition de connaissances, résume Michel Desmeules.
Selon le chef de mission, la chaîne d’approvisionnement navale québécoise doit saisir les occasions et démontrer qu’elle peut répondre aux besoins des grands donneurs d’ordres. Il constate que la réalité navale canadienne est bien connue à l’international.

Un contrat de 11 milliards de dollars a été octroyé au chantier maritime Davie le 24 août dernier. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Le Québec et le Canada sont bien perçus ici. C'est surprenant, quand on débarque en Allemagne ou en Italie, comment les gens sont au courant de ce qui se passe chez nous, soutient le représentant de Naval Québec.
Lévis veut saisir l'occasion
Le maire de Lévis prenait part à cette mission économique. Il accompagnait le groupe pour la portion du séjour en Allemagne.
Steven Blaney s’est dit impressionné par le savoir-faire de la chaîne d’approvisionnement navale québécoise. Il espère que les entreprises de la région obtiendront leur part de la Stratégie nationale de construction navale canadienne.

Steven Blaney est le maire de Lévis. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare
Le maire souhaite du même coup générer le plus de retombées économiques possible pour la région et la préparer aux défis de la relance du chantier Davie.
L'écosystème québécois de la construction navale a le couteau entre les dents pour saisir l'occasion. On sait qu'on est en compétition avec le reste du monde, mais également avec les deux grandes régions navales canadiennes, Vancouver et Halifax. Il est important que Lévis et le Québec prennent leur place dans le projet de construction navale, soutient-il.
Steven Blaney croit que la Ville de Lévis doit aider la chaîne d’approvisionnement navale québécoise à devenir un incontournable.
[Il faut] accompagner, faciliter, développer et réseauter. C'est important qu'on soit sur le terrain avec les acteurs, c'est ce que font nos équipes actuellement. C'est important qu'ils sachent que la Ville est là pour soutenir ce fleuron industriel, conclut-il.


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