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Edmonton a enregistré plus de 500 millimètres de pluie depuis juillet. Or, cette accumulation excessive entraîne des retards sur les chantiers de construction de la capitale, selon la Ville.
La période de l'année où il est possible de construire à Edmonton est restreinte et dépend souvent de la météo, au point où les tempêtes de cet été ont rendu les chantiers boueux, saturé les sols et les ont rendus instables, note l'association de la construction d'Edmonton.
À l'approche de la mi-saison, le retard accumulé peut atteindre de trois à quatre semaines, dit l'organisme. L’équipe passe plus de temps à pomper l’eau et à sécher les excavations. [...] Ça a vraiment un impact sur le temps qu’ils perdent avant de se remettre au travail initial, déplore David Johnson, le président de l’association.
Même si tous les chantiers sont différents, leur planification reste serrée, ce qui peut accentuer les contrecoups des intempéries.
Ça ajoute beaucoup de pression, parce que la main-d'œuvre, l’équipement et les matériaux sont planifiés de manière très, très serrée.
La sécurité reste la priorité de tous et, pour y arriver, les chantiers doivent sécher. Les plus gros délais enregistrés sont, entre autres, pour les travaux qui impliquent de l’excavation et l’installation de fondations, ainsi que du nivelage et du pavage, précise David Johnson.
Être à la merci de la météo
Pour l’entrepreneuse et couvreuse de toits Cathy Minguy-Langlois, c’est l'une des années les plus lentes qu’elle a connues jusqu'à maintenant. Couvrir les toits dépend beaucoup de la météo; si le toit est trop mouillé, non seulement les tuiles peuvent tomber, mais ça peut poser un risque pour la sécurité, explique-t-elle.

Cathy Minguy-Langlois est couvreuse de toits depuis plus de 11 ans à Edmonton.
Photo : Radio-Canada / Caleb Perreaux
L'hiver, on ne peut pas vraiment travailler; l’été on travaille, mais s’il mouille, on ne peut pas travailler. Des fois, s’il fait 36, 37, tu sais, sur le toit, il fait 40 degrés; on peut travailler, mais on va prendre plus de pauses, parce que ça nous ralentit. La météo, ça nous impacte beaucoup, là.
Les retards accumulés de l’entrepreneuse l'incitent à repenser ses plans de carrière, surtout pendant l’hiver.
La Ville d’Edmonton n’est toujours pas en mesure de confirmer si certains mégaprojets, comme la conversion de la route Yellowhead en autoroute ou l’agrandissement du train léger de la ligne Valley Ouest, auront des retards importants.
Avec les informations de Caleb Perreaux


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