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Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a dévoilé jeudi son plan d'action afin d'améliorer la vie et la sécurité des personnes LGBTQ+ qui vivent dans la province.
Ce plan (nouvelle fenêtre) vise à promouvoir l'équité, l'accès aux services, et rendre les communautés plus sécuritaires.
Soins de santé, justice et logement
Le gouvernement indique que plus de 600 personnes s'identifiant comme LGBTQ+ ont contribué à l'élaboration du rapport.
Ce qui ressort de l'enquête, c'est que les membres de cette communauté rencontrent fréquemment des obstacles supplémentaires lorsqu'ils essaient d'accéder à la justice, au logement ou aux soins de santé.
On note la difficulté de trouver un docteur qui comprend leur réalité. La qualité des soins d'affirmation de genre est inconsistante, avec de longs temps d'attente et peu de services hors de la région d'Halifax.
La confiance envers le système de justice est faible. Les répondants ont souligné des interactions négatives avec la police et les tribunaux.
Enfin, les individus transgenres et non binaires, à l'instar des individus racisés sont affectés disproportionnellement par l'instabilité en matière de logement et de la discrimination dans la recherche de logement en Nouvelle-Écosse.
Pour remédier à ces questions, la province s'engage à fournir du financement opérationnel pour la plateforme prideHealth, qui est le fruit d'un partenariat entre la régie provinciale de santé et l'hôpital IWK afin d'améliorer l'accès aux soins pour les personnes lesbiennes, bisexuelles, gaies, transgenres, intersexes, queer, en questionnement, asexuelles et bispirituelles.
Le gouvernement promet d’améliorer le processus de demande pour les chirurgies d'affirmation de genre. Il promet aussi de former plus de professionnels de la santé aux approches qui tiennent compte des traumatismes des patients.

Le défilé annuel de la Fierté à Halifax, en Nouvelle-Écosse, le 22 juillet 2017.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Plus généralement, la province avance qu'elle améliorera les soutiens en santé mentale, incluant les options de soins virtuels, pour les jeunes personnes en particulier.
En matière de justice, le gouvernement s'engage à renforcer la formation du personnel policier, correctionnel et des services aux victimes afin de réduire les préjugés et d'améliorer la sécurité des Néo-Écossais LGBTQ+.
La province s'engage à offrir des programmes de logement inclusifs et à réviser son offre de soins continus pour qu’elle reste adaptée aux personnes âgées gaies.
Les écoles
Les écoles, les milieux de travail et les communautés ne sont pas toujours sécuritaires ou accueillants pour les personnes 2ELGBTQIA+, ont fait savoir les répondants à l'enquête. L'intimidation et l'exclusion persistent, en particulier dans les régions rurales.
Pour y remédier, la province s'engage à ce que, dans les écoles, les perspectives des personnes LGBT ne soient pas écartées du curriculum.
On promet aussi de renforcer la formation du personnel scolaire et des éducateurs pour lutter contre le harcèlement et l’intimidation des élèves.
Pour les employés du gouvernement
Dans le secteur public, plusieurs travailleurs LGBT ont affirmé ressentir des barrières invisibles qui freinent l'avancement de leurs carrières.
Le gouvernement désigne donc officiellement les membres de la communauté 2ELGBTQIA+ comme groupes désignés au titre de l’équité en matière d’emploi dans la fonction publique provinciale.
Les handicapés, les Autochtones, les Néo-Écossais de descendance africaine et les femmes occupant des emplois dans des domaines où elles sont sous-représentées sont déjà des groupes désignés au titre de l’équité en matière d’emploi.

Des manifestants le 8 avril 2025 à Budapest, en Hongrie, après l'adoption d'une loi qui bannit, entre autres, les défilés de la Fierté.
Photo : Reuters / Bernadett Szabo
Nous avons déterminé qu'il fallait faire quelque chose pour que les droits de tous les Néo-Écossais soient respectés, a déclaré en entrevue, jeudi, le procureur général et ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, Scott Armstrong, qui est aussi ministre de l’Équité et de l’Antiracisme.
Un suivi
Helen Kennedy, directrice générale d’Egale Canada, un organisme de bienfaisance qui défend les droits à la qualité de vie, indépendamment de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, a déclaré jeudi en entrevue qu’elle était heureuse de voir l’apparition d’un tel plan.
Elle souhaite cependant que la stratégie provinciale ne s’arrête pas à de bonnes intentions sur papier.
Le gouvernement néo-écossais indique que son Bureau de l'équité et de la lutte contre le racisme va publier chaque année un bilan des progrès. Helen Kennedy observe que cet aspect est important, pour s’assurer que la province met en oeuvre ce qu’elle décrit dans son plan.
D’après le reportage de Paul Légère et avec des renseignements de La Presse Canadienne


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