NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
En ouverture de l’enquête du coroner sur la mort de Justin Bourassa, abattu par un agent de la police de London, en Ontario, en octobre 2021, sa mère, Lorraine Sabourin Bourassa, a décrit son défunt fils comme un être « aimant », « empathique » et qui « était toujours prêt à rendre service ».
Justin était profondément aimé, a déclaré Mme Sabourin Bourassa en s’adressant au jury choisi pour l’enquête qui se déroule virtuellement et qui devrait s’étaler sur sept jours.
Pendant une vingtaine de minutes, elle a raconté le parcours de son fils, qui ne disait jamais de mal de personne.
Seul garçon d’une famille de cinq enfants, M. Bourassa a toujours été un grand athlète et s’est découvert, à 10 ans, une passion pour le tennis qui est devenu un élément central de [sa] vie.
Le Franco-Ontarien participait à des tournois depuis l’adolescence et est devenu, plus tard, entraîneur au club de tennis de Sarnia.
Vers la fin de 2019, voulant tenter sa chance pour le circuit professionnel avant qu’il ne soit trop tard, M. Bourassa a annoncé à sa famille qu’il s’était inscrit à des tournois en Floride et a même mis sur pause sa carrière de massothérapeute pour suivre son rêve.
La vie de Justin perturbée par la pandémie
Mais la COVID est arrivée, a poursuivi Mme Sabourin Bourassa, et, comme pour tant d’autres personnes, la vie de Justin a été perturbée, car les terrains de tennis étaient fermés en raison des mesures sanitaires.
La fermeture du club de tennis a affecté non seulement son travail, mais aussi sa routine et son sens de la communauté, a-t-elle fait savoir.
Pour rester actif, Justin Bourassa s’est donc adonné au cyclisme et à la course sur de longues distances, se rendant parfois jusqu’à Ottawa ou à Montréal.
Comme parents, nous n’étions pas sans inquiétudes. Nous l’avons suivi de près, nous lui avons parlé de près et nous avons fait de notre mieux, tout en lui fixant des limites claires lorsque cela était nécessaire, a noté Mme Sabourin Bourassa.
Elle a indiqué qu’elle avait vu son fils pour la dernière fois une semaine avant sa mort, alors qu’il passait lui rendre visite.
En quittant [...], il m’a dit : "Je t’aime, maman." Je ne savais pas que ce seraient les derniers mots que mon fils m’adresserait à jamais, a indiqué Mme Sabourin Bourassa, la voix tremblotante.

Lorraine Sabourin Bourassa est la mère de Justin Bourassa, qui a été abattu par la police de London. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
Justin Bourassa a été abattu par un policier de London aux premières heures du 28 octobre 2021. Le vingtenaire marchait au centre-ville lorsqu’il a été abordé par les agents Ryan Hendrick et Joshua Ryan. Ils étaient à la recherche de suspects impliqués dans une entrée par effraction dans une résidence du centre-ville.
Selon un rapport de l’Unité des enquêtes spéciales (UES), les deux policiers ont tenté de menotter Justin Bourassa, mais ce dernier a ensuite essayé d’étouffer Ryan Hendrick. Pour protéger son partenaire, Joshua Ryan a ensuite tiré dans le cou de Justin Bourassa, qui a plus tard succombé à ses blessures.
Le rapport souligne que l’agent qui a tiré sur Justin Bourassa n’a pas utilisé de matraque ou de poivre de cayenne pour désamorcer la situation.
Par ailleurs, Justin Bourassa n’était pas impliqué dans l’entrée par effraction sur laquelle les agents enquêtaient lorsqu’ils l’ont abordé, mais la police ne l’a appris que plus tard, peut-on également lire dans le rapport.
L’enquête du coroner, qui est exigée par la loi dans des décès impliquant un policier, se penchera entre autres sur l’usage de la force par la police.
Ryan Hendrick et Joshua Ryan devraient d’ailleurs témoigner à l’enquête plus tard cette semaine.
Appelé à témoigner lundi, le coroner qui a mené l’autopsie du corps de Justin Bourassa, le Dr Edward Tweedie, a confirmé qu’il était mort des suites d’une blessure par balle, et qu’un examen n’a pas révélé de traces de drogues ou d’alcool dans son système.
Autre dossier impliquant les deux policiers
L’enquête du coroner abordera également les politiques en matière de gestion et de reprise du service des agents de police après des événements graves.
Selon l’énoncé des faits lu lundi, Ryan Hendrick et Joshua Ryan avaient été dépêchés le 27 juillet 2021 à une résidence de London, après qu’une femme eut appelé la police indiquant que son conjoint, armé d’un couteau, la menaçait.

L’arrestation de Justin Bourassa a eu lieu dans ce stationnement, à l’arrière d’un petit centre commercial du centre-ville de London. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga
Une fois sur place, les deux policiers ont tenté de convaincre l’individu de lâcher son couteau, mais en vain. Il a plutôt continué d’avancer vers les agents, son couteau pointé vers eux. L’un après l’autre, les deux agents ont déployé leur pistolet à impulsion électrique pour essayer de l’immobiliser, mais toujours sans succès.
Peu après, Joshua Ryan a tiré deux fois avec son arme à feu sur l’individu, qui a été blessé à la main et à la jambe. Il a toutefois survécu.
Selon l’énoncé des faits, l’agent Ryan a suivi des formations sur l’usage de la force les 25 février et 9 septembre 2021.
De précédentes accusations pour Justin Bourassa
L’énoncé des faits souligne aussi que Justin Bourassa avait déjà été interpellé par des policiers à deux reprises en 2021 dans une région autre que London, qui n’a pas été précisée : d’abord en février et ensuite en août.
Dans les deux cas, les policiers l’auraient abordé parce qu’il roulait sur son vélo la nuit sans lumière. Les deux interventions se sont soldées par des accusations, notamment de voies de fait contre un policier et de refus de s’identifier.
Toutes les accusations déposées contre M. Bourassa ont été retirées de manière posthume.
Selon l’énoncé des faits, les parents de Justin Bourassa avaient déjà émis des préoccupations liées à son état de santé mentale, après que la pandémie et les mesures sanitaires eurent perturbé son travail et sa routine.
En septembre 2021, les parents ont même consulté l’Association canadienne pour la santé mentale, mais on leur a expliqué qu’un traitement [de leur fils] nécessitait sa participation volontaire.
Le 2 octobre, le statut de membre de Justin Bourassa au club de tennis de Sarnia a été suspendu, et, à un moment donné, cet automne-là, Justin a commencé à vivre dehors dans une tente à Sarnia.
C’est comme si nous vivions dans un film d’horreur
La mort de Justin Bourassa est survenue alors que son père se battait contre un cancer de la prostate, qui lui avait été diagnostiqué en 2020.
Perdre Justin de manière aussi soudaine et dévastatrice l’a changé et nous a tous changés, a raconté la mère du défunt.
C’est comme si nous vivions dans un film d’horreur dans lequel nous n’avions jamais choisi de participer.
Le père de Justin Bourassa est mort en 2023.
Ces deux morts font désormais partie intégrante de l’histoire de notre famille et, ensemble, elles ont eu un profond impact et durable sur nous, sur chacun d’entre nous, affirme Mme Sabourin Bourassa. J’espère que cette enquête débouchera sur de réels changements et permettra d’améliorer la sécurité afin qu’aucune autre famille n’ait à vivre cela.


3 month_ago
15



























.jpg)






French (CA)