Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La mante religieuse : une chasseresse qui apprend !

3 month_ago 33

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Pour retrouver le podcast dont est issu cet article, rendez-vous sur Bêtes de sciences ! © Futura

Sur les traces de Jean-Henri Fabre

Notre héroïne du jour n'est pas menacée, ni franchement rare, mais quand on croise son chemin, sa silhouette élancée et sa grâce prédatrice marquent invariablement les esprits. Je t'emmène aujourd'hui à sa rencontre, près d'Avignon, dans le sud de la France, à Sérignan-du-Comtat. Nous sommes dans l'ancienne maison d'un célèbre naturaliste, à présent devenue musée : l'Harmas de Jean-Henri Fabre

Fabre est né en 1823 et au cours de son existence, il a été enseignant, écrivain, vulgarisateur avant l'heure mais aussi artiste et poète. Il se passionne pour les sciences naturelles et plus particulièrement pour la vie des insectes qu'il observe et étudie avec minutie. Son œuvre la plus fameuse les Souvenirs entomologiques publiés entre 1879 et 1907 décrivent à travers 4000 pages, le comportement des petites bêtes avec finesse et style.
Et l'une des vedettes de ses récits n'est nulle autre que notre héroïne du jour : la mante religieuse, Manta religiosa. Marchons un peu dans le jardin de l'harmas, qui ressemble par endroits à de la garrigue, un paysage assez sec que l'on rencontre en Provence. Les jardiniers ont planté de nombreuses espèces végétales qui plaisent aux insectes, comme le thym, et le romarin qui parfument l'air autour d'eux. Plus loin, de grands arbres apparaissent. Des figuiers aux larges feuilles et quelques chênes verts se retrouvent baignés de soleil. Regardons dans les coins les plus chauds. Notre mante aime les broussailles, et se place parfois en hauteur pour guetter ses proies.

Le tigre de l'herbe

Oh la voici ! Tu la vois, là bas ? Elle est immobile, posée sur cette tige. Elle est d'un beau brun clair. D'autres spécimens sont vêtus d'une belle robe verte. Cet individu est de belle taille, 6 centimètres de long à vue de nez. Regarde comme elle est belle ! La mante religieuse européenne que nous avons sous les yeux, fait partie de la famille des mantidés. Il existe plus de 2400 espèces différentes de mantes à travers le monde, de tailles et de couleurs variées. 
Deux longues ailes sont bien rangées sur le dessus de son dos. On peut compter ses 6 pattes, c'est bien un insecte ! Mais toutes ses pattes ne sont pas identiques. Ses pattes avant forment comme des crochets, prêts à se refermer sur les proies qui passeraient à sa portée ! Regarde de plus près. Elles sont même hérissées de petites pointes, qui permettent de harponner ses proies !

Ces pattes-avant puissantes, on les appelle des pattes ravisseuses. Dépliées à grande vitesse, notre mante les utilise pour attraper son déjeuner ! On retrouve une forme de pattes similaires chez la squille multicolore, qui vit sous l'océan et dont Gaby t'a déjà parlé dans un épisode précédent. On lui donne parfois le nom de crevette-mante paon, en référence à notre mante religieuse.

La forme des pattes avant de la mante peut évoquer une posture de prière, c'est donc de là que lui vient son nom de mante religieuse ou de Prego-Diéu en provençal. Grâce à ces supers armes, la mante est une excellente chasseresse, qui attend sa proie, immobile, à l'affût, avant d'attaquer. Elle se nourrit essentiellement d'autres petites bêtes, parfois même pas si petites : criquets, papillons, mouches, abeilles mais aussi libellules et araignées !
Mais ses pattes ne font pas tout, la mante religieuse possède tout un arsenal qui ne laisse que peu de chances à ses proies ! Regarde sa tête de plus près. Avec sa face triangulaire, on dirait un peu une extraterrestre ! Ses deux grands yeux principaux, très gros et munis de facettes, sont très écartés et positionnés de chaque côté de sa tête. 

Vision en trois dimensions

Des expériences menées en laboratoire par des scientifiques de l'université de Newcastle ont démontré que nos mantes perçoivent très bien les profondeurs et les volumes. Elles voient en 3 dimensions, tout comme nous ! Mais ce n'est pas si répandu. Nos mantes religieuses sont les seules invertébrés connus à voir le monde ainsi. Pour observer leurs comportements, les scientifiques leur ont fabriqué des mini-lunettes 3D, avec une lentille rouge et une lentille bleue, trop mignon ! Mais comme beaucoup d'autres insectes, tels que les abeilles par exemple, la mante religieuse possède aussi trois ocelles, des yeux simples, beaucoup plus petits, situés sur le dessus de la tête, pile entre ses antennes. 

La mante religieuse peut également faire pivoter sa tête à 180°C, soit effectuer un demi-cercle complet. Elle suit ainsi les moindres mouvements de ses proies, sans bouger une patte ! Et ses mandibules puissantes viennent à bout des carapaces et cuticules les plus résistantes.

Mini mantes et boîte à oeufs

Vu la taille de cet individu, il y a de fortes chances que ce soit une femelle. Elles sont plus grandes que les mâles, et, quand elles sont sur le point de pondre, leur abdomen est tout rond et gonflé. Les femelles mantes religieuses déposent tous leurs œufs dans une sorte de cocon délicat appelé oothèque composé de plusieurs lamelles, fines comme du papier. 

L'oothèque est fabriquée à l'automne. Elle est solidement accrochée à une branche, ou parfois sous une chaise de jardin abandonnée, et les bébés mantes, les larves n'en sortiront qu'au mois de mai ou de juin de l'année suivante. Ces juvéniles ressemblent à des adultes en miniatures. Ils ne mesurent que 4 à 5 millimètres seulement, soit la taille d'un grain de riz.

Même si les petites mantes ont plein de frères et soeurs, et qu'elles sont ensemble au moment de l'éclosion, elles partent ensuite à l'aventure, chacune de leur côté. Les mantes religieuses sont en effet solitaires, et les adultes ne se côtoient qu'au moment de la période de reproduction, qui a habituellement lieu entre septembre et octobre.

Femelles fatales

Peut-être en as-tu déjà entendu parler, mais il arrive que la femelle mante religieuse dévore le mâle pendant l'accouplement, qui peut durer plusieurs heures. Cette habitude cannibale a valu à la femelle mante, une réputation de tueuse implacable. Jean-Henri Fabre l'a même décrit dans ses souvenirs entomologiques. Il écrit : "Si le pauvret est aimé de la belle comme vivificateur des ovaires - ce qui veut dire comme un bon reproducteur, il est aimé aussi comme gibier de haut goût. Dans la journée, en effet, le lendemain, au plus tard, il est saisi par sa compagne, qui lui ronge d'abord la nuque, suivant les us et coutumes, et puis méthodiquement, à petites bouchées, le consomme, ne laissant que les ailes"

Et oui, la femelle, bien souvent, mange la tête du mâle alors même qu'ils sont en train de s'accoupler, ce qui a horrifié notre naturaliste. Mais, chez certains insectes, couper la tête n'arrête pas toutes les fonctions vitales tout de suite. D'autres ganglions, situés ailleurs dans le corps, le maintiennent en état de marche. Le mâle continue donc de féconder la femelle, alors qu'elle est en train de le grignoter. Je te rassure, cela n'arrive pas non plus à tous les coups, dans moins d'un cas sur 3. Plein de mâles s'envolent une fois l'accouplement passé, sans se faire croquer ! Ouf ! 

Et puis, si ce cas de cannibalisme peut nous sembler étrange ou cruel, il a en fait une explication. Les femelles qui mangent les mâles, gagnent un repas immédiat et facile et donc de l'énergie, dont elles auront bien besoin pour produire les œufs et fabriquer l'oothèque. Il y a alors des chances qu'une femelle qui a mangé le mâle lors de l'accouplement, puisse donner naissances à plus de petits en bonne santé !

Chasseuse surentrainée, aux sens aiguisés, est-ce que pour autant, la mante religieuse est aussi futée ?

Amère ou pas amère ?

Les études sur l'intelligence des insectes restent peu nombreuses, en dehors de celles conduites sur les fourmis ou les abeilles. Cependant, une équipe de scientifiques située au Japon et menée par Thomas Carle s'est intéressée en 2018 aux capacités d'apprentissage d'une cousine asiatique de notre mante religieuse, Tenodera aridifolia

Les scientifiques ont présenté aux 44 femelles mantes religieuses testées, trois types de proies : des vers de farine, qui sont de nouvelles proies, qu'elles n'avaient jamais vues, des abeilles à miel, qui sont aussi de nouvelles proies et qui, en plus, portent des bandes jaunes et noires sur le corps, qui alertent sur leur dangerosité, et enfin des criquets, que les mantes religieuses connaissent déjà. 

On propose ensuite aux mantes de déguster ces différentes proies. Comme attendu, les mantes religieuses attaquent davantage les proies qu'elles connaissent déjà, et mangent donc plus de criquets que des autres insectes. Cependant, elles continuent à attraper les abeilles malgré leur signal dangereux, ce qui est surprenant et encore un peu mystérieux. 

Dans un second temps, les scientifiques donnent un goût désagréable à certaines de ces proies, en injectant une substance amère dedans. Est-ce que nos mantes vont réagir à ce mauvais goût et changer de stratégie ? Et bien, oui ! Les mantes apprennent à éviter les proies au goût amère ! Ainsi en quelques jours, les mantes réduisent significativement leurs attaques.

Certains individus aussi, apprennent plus vite que d'autres, ce qui laisse penser qu'ils ont des profils et des personnalités différentes !

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway