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Alors que la mairie de Saint-Étienne a assoupli l'arrêté municipal en vigueur pour les restaurateurs de la rue Durafour, des habitants dénoncent un "recul" de la municipalité.
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Par Julien Sournies Publié le 16 sept. 2026 à 14h30
Les règles viennent à nouveau de changer sur la rue Antoine-Durafour à Saint-Étienne. Le 16 juillet dernier, la municipalité avait pris un arrêté imposant la fermeture dès 22 heures des commerces et restaurants de la rue Antoine-Durafour, alors que de nombreux riverains dénoncent une « situation invivable » depuis plusieurs années dans le secteur.
Mais cette décision n’a pas du tout été du goût des restaurateurs, lesquels ont rapidement créé un collectif pour dénoncer leurs pertes de chiffre d’affaires engendrées par cette mesure. C’est dans ce contexte que la mairie a finalement décidé ce mardi 15 septembre d’assouplir le dispositif pour les restaurateurs.
Jusqu’alors obligés de baisser le rideau à 22 heures, les restaurants pourront désormais rester ouverts jusqu’à 1 h 30, à l’instar de l’ensemble des restaurants de la ville, à la condition d’assurer exclusivement une activité de restauration sur place ou de la livraison.
« Tout ce qui sortira de ce cadre sera sanctionné fermement »
La municipalité indique ainsi que la vente à emporter est strictement interdite après 22 heures. En revanche, les épiceries de nuit devront, elles, toujours fermer à 22 heures. « L’objectif est simple : mettre fin aux attroupements devant les commerces, sources de nuisances, tout en permettant une activité de restauration encadrée », fait savoir la mairie de Saint-Étienne.
Alors que de nombreuses épiceries de nuit n’ont pas respecté l’arrêté durant l’été, générant des troubles pour le voisinage, la Ville annonce que « les regroupements dans l’espace public lorsqu’ils sont accompagnés de comportements portant atteinte à la tranquillité des riverains » seront fermement sanctionnés. La police municipale restera donc présente jusqu’à 2 h 30 afin de contrôler le respect de l’arrêté. Par ailleurs, une caméra de vidéoprotection supplémentaire sera prochainement installée dans le secteur « afin de renforcer la veille et permettre des interventions rapides ».
Nous créons un cadre qui se veut consensuel, pour une rue commerçante en soirée et apaisée la nuit. Tout ce qui sortira de ce cadre sera sanctionné fermement. Nous nous en sommes donnés les moyens.
« Nous considérons cette décision comme un recul de la municipalité »
Alors que la municipalité défend une « mesure d’urgence » qui a permis d’obtenir des résultats avec des snacks qui n’ont commis aucun dépassement d’horaire, le collectif Durafour déplore ce rétropédalage. « Nous considérons cette décision comme un recul de la municipalité un mois après un arrêté courageux. Il y a surtout une forte déception et une vraie tristesse pour beaucoup d’entre nous. L’arrêté de juillet avait créé un véritable espoir », tance le collectif dans un courrier adressé à la mairie que nous avons pu consulter.
Après plus d’un an de mobilisation, nous étions enfin optimistes sur la possibilité de retrouver durablement une rue plus calme et un quartier plus apaisé. De plus, passer de 22h à 1 h 30, y compris en semaine, nous paraît difficilement compréhensible.
Et le collectif de conclure : « Des commerces fermés au public à 1h30 mais dans lesquels persistent des flux de livreurs, scooters et véhicules pendant la nuit n’est pas nécessairement une rue qui dort à 1h30. »
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