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Dans le conflit territorial et idéologique qui oppose les deux organisations djihadistes sahéliennes depuis 2019 dans cette zone frontalière, à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, l’épisode sanglant du 9 octobre pourrait être le plus meurtrier.
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Extrait d’une vidéo de propagande du GSIM publiée sur le réseau de propagande Az-Zallaqa, montrant des armes saisies suite à l’attaque d’un poste militaire burkinabé le 26 septembre à Lalgaye, selon une revendication du GSIM publiée le 1ᵉʳ octobre 2026. Pour la deuxième fois en un peu plus d’un mois, les djihadistes de l’Etat islamique au Sahel (EIS) et ceux du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la franchise régionale d’Al-Qaida, se sont livré une bataille rangée dans le nord désertique du Burkina Faso. Le 9 octobre, dans les environs du village de Ganadaouri, des centaines de leurs combattants se sont affrontés.
Les premiers l’auraient emporté, affirmant avoir neutralisé 400 hommes du GSIM et saisi 100 de leurs motos ainsi que des centaines d’armes. Les seconds n’ont pas formellement communiqué sur le sujet, mais ils auraient aussi tué nombre de leurs adversaires. Si ce bilan était avéré, il s’agirait de l’affrontement le plus meurtrier entre les deux organisations djihadistes aux ramifications mondiales : même en Syrie, au plus fort des tensions entre les groupes liés à l’Etat islamique et à Al-Qaida, en 2014, elles ne s’étaient jamais entretuées à ce point.
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