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Gilles Thériault multiplie les rencontres depuis samedi au Boston Seafood Expo afin de pouvoir vendre le crabe des neiges qui sera pêché ce printemps.
Il n’y a pas de crabe sur le marché actuellement, ce qui devrait donner des conditions favorables pour l’industrie, mais l’inconnu, avec ce qui se passe en Iran actuellement, vient refroidir les attentes du directeur général de l’Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick.
Il y a certainement une préoccupation quant à la situation géopolitique qui existe actuellement, dit-il.
La montée du coût du pétrole aura notamment des répercussions sur l’inflation du prix de la nourriture.
Dans ces conditions, les consommateurs se priveraient de produits de luxe, comme le crabe des neiges, craint le spécialiste. Si c’est le cas, l’année 2026 pourrait être difficile.
Ça pourrait être vraiment un désastre. C’est pourquoi certains — on le saura plus dans les prochains jours — certains des acheteurs se disent préoccupés et sont plus hésitants à se compromettre à long terme, même s’ils cherchent du crabe, rapporte-t-il.

Gilles Thériault est le directeur général de l'Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach
Les prochaines semaines risquent d’être stressantes, admet Martin Noël, président de l’Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens.
Évidemment, le prix du carburant a un effet direct sur le coût pour aller capturer le crabe, dit-il.
Le premier effet sera sur nos pêcheurs, mais on ne sait pas encore quel effet que ça aura parce qu’on n'a pas encore débuté la pêche, souligne-t-il.

Martin Noël, président de l’Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Mario Mercier
Le lancement de la prochaine saison de pêche au crabe des neiges vise une tentative de date de sortie vers le 10 avril, soit une semaine plus tard qu’en 2025.
Cette incertitude liée aux effets de la guerre en Iran s’ajoute à un quota de crabe des neiges en baisse.
Au point où certains crabiers resteraient au quai? Le pêcheur croit que non.
Si on a une augmentation de, voir, 30 %, 40 %, c’est sûr que ç’a une incidence directe, étant donné la baisse des contingents qu’on a, dit-il. Mais je ne pense pas que les pêcheurs auraient la réflexion de dire que je reste au quai en raison du prix du carburant, avance-t-il.
De toute façon, ajoute-t-il, la situation a le temps de changer puisqu’il reste encore au moins quatre semaines avant le début de la saison.
D’après le reportage de Réal Fradette


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