NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.
Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Par Samuel Forey , Thomas d’Istria et Benjamin Quénelle
Publié aujourd’hui à 05h00Article réservé aux abonnés
DécryptageDepuis le début de la guerre en Ukraine, blocus maritimes, céréales pillées, attaques contre les cargos se multiplient... En mer Noire, la Russie fait des céréales un instrument de pression diplomatique. Une bataille qui entrave les approvisionnements et fragilise la sécurité alimentaire mondiale.
L’Egypte se trouve sur une ligne de crête. Dans la semaine du 19 octobre, l’un des premiers importateurs mondiaux de blé – 12 à 13 millions de tonnes par an – s’est résolu à acheter cinq cargaisons de grains européens, notamment français et roumains. Pour la première fois depuis le mois de mai, un organisme public égyptien, Future of Egypt, passe commande de blé destiné à la fabrication du pain subventionné dont dépend la moitié des quelque 120 millions d’habitants du pays.
Il était temps : les stocks stratégiques s’épuisent, malgré la récolte locale record de 2026 – 10,2 millions de tonnes, selon les prévisions de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Mais Le Caire a payé cher cet approvisionnement : selon Hesham Soliman, négociant en céréales et spécialiste du marché égyptien, la tonne de blé coûte entre 300 et 400 dollars (entre 270 et 360 euros), soit environ 100 dollars de plus qu’en 2025 à la même période.
Cette hausse est due à une nouvelle escalade, en juin, dans la guerre des céréales entre Kiev et Moscou. Moins médiatisée que les combats dans les tranchées et les frappes de drones et de missiles, elle est potentiellement dévastatrice pour les pays qui en dépendent pour se nourrir. A elles deux, l’Ukraine et la Russie assurent plus du quart des exportations mondiales de blé. L’Egypte est particulièrement exposée : les deux pays ont fourni près de 84 % des importations du pays entre janvier et août, selon Hesham Soliman.
Il vous reste 92.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


3 hour_ago
48
:fill(blur)/2026/11/06/6aedf1b7b5906112872226.jpg)


























.jpg)






French (CA)