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Le leader de l’opposition au premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou doit être officiellement missionné, dimanche, par le président Isaac Herzog, pour constituer le prochain gouvernement israélien. Une tâche ardue après des législatives qui n’ont donné aucune majorité à la Knesset.

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Le leader de l’opposition israélienne, Gadi Eisenkot, à Tel-Aviv (Israël), le 28 octobre 2026. Le leader de l’opposition israélienne, Gadi Eisenkot, à Tel-Aviv (Israël), le 28 octobre 2026.

Cet homme n’avait pas pu fuir l’annonce, pour paraphraser le roman d’un des plus grands écrivains israéliens, David Grossman (Une Femme fuyant l’annonce, 2008), qui racontait le destin d’une mère de famille et, à travers elle, du pays tout entier face aux conséquences meurtrières de la guerre. Contrairement à l’héroïne du livre de Grossman, qui ne voulait pas savoir, Gadi Eisenkot a, lui, pratiquement appris en direct la mort de son fils en tant que membre du cabinet de guerre.

Gal Eisenkot, un sergent-chef de 25 ans, venait d’être mortellement touché par un engin explosif dans le nord de Gaza, le 7 décembre 2025. Devant la tombe, et devant les caméras, le lendemain, Gadi Eisenkot avait pleuré et cherché ses mots, des tréfonds de sa douleur, pour exprimer son amour pour « Galush », le surnom de son fils : « Je te promets que nous continuerons la mission, que nous ferons en sorte que ton sacrifice et celui de tes camarades ne soient pas vains », avait-il dit dans les larmes.

Trois jours plus tard, rompant le shiva, le deuil d’une semaine, il était revenu siéger avec les membres du cabinet pour piloter la guerre lancée après l’attaque du Hamas, le 7 octobre 2023. « Je ne peux pas revenir en arrière, a-t-il expliqué. Je ferai tout mon possible pour être digne du lourd tribut payé par Gal. » Jusqu’à tenter de devenir premier ministre en remplacement de Benyamin Nétanyahou qu’il accuse aujourd’hui de mettre en danger la démocratie et la sécurité nationale.

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