Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La France prévoit d’enfouir à 500 mètres sous la Meuse des déchets qui devront tenir plus longtemps que toute l’histoire écrite, pour des dizaines de milliards d’euros

1 day_ago 60

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Un site industriel qui fonctionnera plus longtemps que Rome n’a duré, pour contenir des déchets qui resteront dangereux bien après que notre écriture, nos langues et probablement notre civilisation auront disparu. C’est le pari du projet Cigéo, ce centre de stockage géologique que l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) prévoit de creuser à la frontière de la Meuse et de la Haute-Marne. Les déchets les plus radioactifs et à vie longue issus du nucléaire français seront stockés dans des galeries creusées à 500 mètres de profondeur, dans une couche d’argile. Un projet hors normes, tant par sa durée que par sa facture.

À retenir

  • L’argile de Bure se cicatrise naturellement grâce au gonflement de ses minéraux argileux en cas de fissure.
  • Le confinement vise une isolation de plusieurs centaines de milliers d’années, soit plusieurs dizaines de fois l’histoire écrite de l’humanité.
  • Le coût de référence du projet Cigéo est fixé à 33,4 milliards d’euros aux conditions économiques de 2025.

Sommaire

  1. Pourquoi cette argile précise, et pas une autre
  2. Des chiffres qui dépassent l’entendement humain
  3. Réversibilité et mémoire : les deux angles morts du débat

Pourquoi cette argile précise, et pas une autre

Cette couche d’argile s’est formée il y a plus de 160 millions d’années, bien avant l’apparition des premiers hominidés. Ce détail géologique n’a rien d’anecdotique : c’est justement son âge et sa formation qui en font une candidate crédible pour enfermer des matières radioactives sur des durées inimaginables. La roche présente une perméabilité extrêmement faible, ce qui ralentit toute migration de substances vers la surface.

Mais l’argile a une autre qualité, moins connue du grand public. Des travaux de recherche menés sur des carottes prélevées à Bure ont mis en évidence une importante capacité d’auto-étanchéité lors de la resaturation du matériau. si une fissure apparaît lors du creusement des galeries, l’humidité présente dans le sol provoque un gonflement des minéraux argileux qui referme progressivement la brèche. Les chercheurs ont d’ailleurs constaté que le gonflement des minéraux argileux entraîne une diminution significative de la perméabilité à l’eau une fois la cicatrisation opérée. Une roche qui se répare elle-même : voilà l’argument central qui a fait pencher la balance vers ce site plutôt qu’un autre.

Le mécanisme de confinement repose enfin sur la lenteur. Contrairement à un sol perméable où l’eau circule et entraîne les polluants, l’argilite ralentit tout déplacement de matière à un point tel que la roche argileuse permettra de ralentir la migration des radionucléides, de telle manière qu’ils mettent plusieurs centaines de milliers d’années pour éventuellement atteindre la surface. D’ici là, la radioactivité aura largement décru.

Des chiffres qui dépassent l’entendement humain

L’histoire écrite, celle qui va des premières tablettes cunéiformes mésopotamiennes à aujourd’hui, couvre environ cinq mille ans. Cigéo, lui, vise une isolation qui se compte en centaines de milliers d’années. Une seule phrase suffit à mesurer l’écart : nous parlons ici de plusieurs dizaines de fois toute la mémoire écrite de l’humanité.

Le calendrier industriel du projet donne le tournis. Le coût objectif de Cigéo a été fixé par arrêté ministériel pour les phases d’études, de construction et d’exploitation pendant plus d’un siècle. Plus d’un siècle de chantier et d’exploitation, pour un site qui devra ensuite rester sûr sans aucune surveillance humaine active. Le projet lui-même a été lancé en 1991, il y a déjà trente-cinq ans, et n’en est encore qu’à la phase d’instruction administrative.

Reste la question de l’argent, et elle n’a rien de simple. Le coût a longtemps été fixé à 25 milliards d’euros aux conditions économiques de 2011. Mais une réévaluation remise par l’Andra en mai 2025 a fait bondir les estimations, avec une configuration au stade de la demande d’autorisation comprise entre 29,8 et 37,5 milliards selon les hypothèses retenues. L’État a finalement tranché en fixant, par arrêté, le coût industriel de référence à 33,4 milliards d’euros aux conditions économiques de 2025, dont 9,7 milliards pour la seule phase de construction initiale jusqu’à la mise en service. D’autres organismes, comme l’ASNR, évoquent un chiffre encore réévalué depuis à 37 milliards. Les évaluations divergent, mais toutes s’accordent sur un ordre de grandeur : des dizaines de milliards d’euros, financés selon le principe du pollueur-payeur par les trois grands acteurs de la filière nucléaire française.

Réversibilité et mémoire : les deux angles morts du débat

Comment garantir qu’un site que l’on referme puisse, en cas de besoin, être rouvert ? La loi a tranché sur un point précis : le Parlement a inscrit le principe de réversibilité dans la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des déchets radioactifs, puis l’a détaillé dans la loi de 2016. Cigéo devra être réversible pendant au moins 100 ans. Cent ans, c’est à la fois beaucoup à l’échelle d’une vie humaine et dérisoire face aux centaines de milliers d’années visées pour l’isolement final. Certains scientifiques du site s’interrogent d’ailleurs ouvertement sur la faisabilité d’une réouverture au-delà de quelques siècles, une fois le stockage définitivement scellé.

L’autre défi tient en une question simple : comment avertir des générations qui ne parleront ni français, ni aucune langue actuelle, du danger enfoui sous leurs pieds ? Un texte, un panneau, une inscription : rien de tout cela ne survivra intact sur une échelle de dizaines de milliers d’années. Face à ce vertige linguistique, un programme baptisé « Mémoire pour les générations futures » mobilise historiens, anthropologues et linguistes autour d’un objectif : transmettre l’information sur l’existence et la dangerosité du site sur des échelles de temps dépassant largement nos civilisations actuelles. Concrètement, cela passe par un système de marqueurs durables combinant pictogrammes universels et messages multilingues, conçus pour rester compréhensibles sur des dizaines de milliers d’années.

Le projet a franchi une étape symbolique en 2022 avec sa déclaration d’utilité publique, avant qu’une demande d’autorisation de création ne soit déposée par l’Andra et soumise à l’instruction technique des autorités de sûreté. Cette procédure, toujours en cours, doit encore passer par plusieurs étapes réglementaires avant qu’une décision finale ne soit rendue. D’ici là, le débat entre partisans d’un enfouissement jugé inévitable et opposants dénonçant un pari irréversible sur l’avenir continuera d’agiter la Meuse et la Haute-Marne, bien loin d’être clos.

Sources : theses.fr | cigeo.gouv.fr | assemblee-nationale.fr

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway