Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

La France a équipé ses écoles de 120 000 micro-ordinateurs en 1985 : ce qui les a condamnés n’était pas leur prix

1 month_ago 52

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Le 25 janvier 1985, le Premier ministre Laurent Fabius monte à la tribune pour annoncer un chantier hors norme : équiper les écoles françaises de 120 000 micro-ordinateurs et former 110 000 enseignants, le tout avant la rentrée de septembre. Près de deux milliards de francs devaient permettre d’initier à l’informatique 11 millions d’élèves, faire entrer 120 000 ordinateurs dans les écoles, et former 110 000 enseignants, dans un délai très court : il fallait être prêt pour la rentrée de septembre 1985. Un an avant les législatives, le geste est aussi politique. À un an des élections législatives, il fallait que les Français voient que les socialistes avaient changé, en bien.

Le matériel choisi ? Français, forcément français. La solution en matériels retenus par le gouvernement était 100% française, avec pour outils de base les derniers nés de Thomson : le MO5, véritable R5 de la micro, et le TO7 70, outil encore plus performant. Une décision qui répondait à une logique industrielle claire : relancer une filière tricolore malmenée par la concurrence américaine et asiatique. Mais quarante ans plus tard, le bilan de ce plan Informatique pour tous reste enseigné comme un cas d’école du fiasco technologique public. Et contrairement à une idée reçue, ce n’est pas le coût du matériel qui a plombé l’affaire.

À retenir

  • Un plan d’envergure pharaonique conçu en quelques mois avec une architecture technique originale : le nanoréseau
  • Le prix du matériel était compétitif comparé aux standards du marché de 1985 — alors pourquoi est-ce devenu un désastre ?
  • Des choix techniques incompatibles, une formation éclair insuffisante et l’isolement dans une architecture propriétaire ont scellé le sort du projet

Sommaire

  1. Un chantier pharaonique monté en quelques mois
  2. Le prix n’était pas le problème
  3. Une impasse technique et pédagogique
  4. Une leçon plus actuelle qu’il n’y paraît

Un chantier pharaonique monté en quelques mois

L’ampleur logistique donne le vertige. Onze millions d’élèves devaient être initiés à l’informatique, à l’aide de 120 000 ordinateurs dans plus de 40 000 écoles élémentaires, et 110 000 enseignants devaient être formés. Pour tenir ce calendrier serré, l’État s’appuie sur une architecture technique originale : le nanoréseau, qui relie jusqu’à 31 postes élèves à un ordinateur maître dans chaque salle de classe. Concrètement, le Nanoréseau permettait de connecter jusqu’à 31 postes élèves (MO5 ou TO7-70) à un poste maître (généralement un Bull Micral sous MS-DOS), via un câble coaxial et un protocole propriétaire.

Sur le papier, l’idée est même en avance sur son temps. Conçu avec comme tête de réseau les premiers PC 16 bits Bull Micral, le nanoréseau a été une réussite informatique et pédagogique. Résultat concret sur le terrain : près de 12 000 réseaux de ce type équipaient 12 000 établissements dont 9 000 écoles et 2 700 collèges. Un maillage impressionnant pour l’époque, quand l’ordinateur familial reste un objet rare dans les foyers français.

Le prix n’était pas le problème

Voilà le point que l’on oublie trop souvent en pointant du doigt le gaspillage d’argent public. Comparé aux standards du marché, l’équipement scolaire n’avait rien d’un luxe. Il faut se souvenir qu’en 1985 un compatible PC coûtait de l’ordre de 25 000 francs, soit environ 3 800 euros actuels ; le nanoréseau était une solution réaliste car pour ce prix on pouvait équiper une salle entière. Le MO5 lui-même était vendu dans une version budget à moins de 2 400 francs, un tarif accessible qui permettait de multiplier les postes plutôt que d’en installer un seul par établissement.

L’arbitrage économique tenait donc parfaitement la route. Le vrai problème s’est joué ailleurs : dans les choix techniques et dans la vitesse d’exécution imposée par le calendrier politique. Vouloir aller trop vite, sur un projet aussi structurant, a fini par coûter plus cher que l’argent lui-même.

Une impasse technique et pédagogique

Premier grief, et non des moindres : même au sein de la gamme Thomson, rien ne s’emboîtait proprement. Le MO5, version low cost du TO7-70, était malheureusement également largement incompatible avec celui-ci. Un logiciel écrit pour l’un ne tournait pas forcément sur l’autre, obligeant les éditeurs à multiplier les versions pour un marché déjà minuscule. Le MO5 n’était pas compatible à 100% avec le TO7, les programmes devant être modifiés.

Deuxième faille, plus grave encore : la formation express des enseignants n’a pas suffi à créer une génération de pédagogues du numérique. Former 110 000 instituteurs et professeurs en quinze jours ne suffisait pas à créer des pédagogues du numérique ; beaucoup se retrouvaient démunis face à des machines capricieuses, à des cassettes illisibles, à des Nanoréseau instables. Ce constat est corroboré par les analyses ultérieures du plan, qui pointent explicitement le manque de formation des enseignants, le choix de mettre l’accent sur l’enseignement de la programmation au détriment de l’utilisation de progiciels, si bien que ce plan est aujourd’hui considéré par certains comme un échec.

Troisième problème, le plus lourd sur le long terme : l’isolement technologique. Le stylet optique des Thomson, présenté comme une innovation, n’a jamais fait école ailleurs. Le concept du crayon optique, disponible sur les Thomson, n’a pas été repris par les principaux ordinateurs personnels, côté amateur comme côté professionnel. Pendant que la France misait sur une architecture propriétaire et un langage maison, le reste du monde convergeait vers les standards MS-DOS puis Windows. Une décennie plus tard, ces machines n’avaient plus rien de compatible avec quoi que ce soit.

La conséquence commerciale est immédiate, y compris hors des écoles. La mobilisation industrielle imposée par l’État a asséché les capacités de production destinées au grand public. La commande accaparait les chaînes de production au détriment des livraisons à destination du grand public, laissant la part belle à la concurrence et à l’Amstrad CPC en particulier. Résultat, sur l’ensemble de l’année 1985 : 250 000 machines tous modèles confondus furent vendues sur un objectif de 400 000.

Une leçon plus actuelle qu’il n’y paraît

Le parc Thomson, une fois les crédits épuisés et les machines vieillissantes, a fini par s’éteindre en quelques années, victime d’un écosystème logiciel trop étroit et d’une obsolescence programmée par le marché mondial lui-même. Le nanoréseau, pourtant, mérite d’être réhabilité : son principe de distribution centralisée de contenus vers des postes élèves préfigure très exactement l’architecture des salles informatiques et des environnements numériques de travail actuels. Reste une question qui résonne étrangement aujourd’hui, à l’heure des tablettes distribuées dans les collèges : miser sur un matériel souverain a-t-il un sens si les usages pédagogiques et la formation des enseignants ne suivent pas au même rythme que l’achat des machines ?

Sources : retro-computing-club.fr | franceinfo.fr | unesdoc.unesco.org

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway