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Le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, ne compte pas trancher dans le conflit qui oppose les industriels forestiers et les acériculteurs en ce qui a trait aux usages de la forêt publique. Il souhaite que les acteurs du Bas-Saint-Laurent se concertent et trouvent eux-mêmes une solution.
La forêt publique, par définition, elle est publique. Elle n'appartient pas qu'à un seul groupe économique. Elle appartient aussi à nos entreprises forestières, à nos pourvoiries, à nos ZEC, à ceux qui veulent développer des projets éoliens. Et il faut trouver un équilibre à travers tout ça, a-t-il affirmé, jeudi, en marge du congrès de la Fédération des coopératives forestières qui se tenait à Rivière-du-Loup.

Industriels forestiers et acériculteurs ne s'entendent pas sur les usages de la forêt publique. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette
Au début de la semaine, six acteurs de l'industrie forestière de la région ont réclamé que Québec n'octroie pas davantage d'hectares dédiés à l'acériculture pour éviter de compromettre leurs approvisionnements en feuillus.
Deux jours plus tard, les Producteurs et productrices acéricoles du Québec sommaient le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, de respecter l'entente de principe conclue en 2025 par son gouvernement.

Les acériculteurs souhaitent que Québec respecte l'entente de principe conclue en 2025 concernant la forêt publique. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
Le ministre Simard estime toutefois que la solution doit venir d'une concertation régionale.
On va tenter de mettre autour de la table les principaux utilisateurs de la forêt publique. D'abord pour avoir un dialogue qui soit constructif, une qualité d'écoute [...] et qu'on puisse voir à quelle sorte de compromis on peut arriver, indique-t-il.
Ce serait facile pour moi, de manière ex cathedra, de dire ”c'est fini, voici, j'impose cela”, mais non, je laisse la chance au milieu de nous faire des propositions qui pourraient être le reflet de la volonté des gens d'ici.
Le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Pelletier, estime aussi que la solution doit venir d'une concertation régionale, et non de Québec.
La pression est élevée à ce moment-ci. Il faut laisser aller le mécanisme de concertation, mais ça ne va pas se régler du jour au lendemain, estime-t-il, en ajoutant que tous les utilisateurs de la forêt ont leur mot à dire.
Serge Pelletier convient toutefois que le ministère des Forêts avait bel et bien promis de réserver 2000 hectares de forêt publique à l'acériculture au Bas-Saint-Laurent. Maintenant, la façon dont on les calcule, c'est un travail qui doit être fait à l'interne par le ministère, mentionne-t-il.
Avec la collaboration de Patrick Bergeron


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