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Un porte-conteneurs chinois a inauguré la première ligne maritime régulière Asie-Europe passant par le cercle polaire. Cette nouvelle route permet de réduire les temps de parcours mais n’est pas sans risques, environnementaux comme géopolitiques.
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Une photo, mise à disposition par le groupe portuaire Ningbo-Zhoushan, montre le porte-conteneurs « Dubai Tower » quittant le port de Ningbo-Zhoushan (Chine), à destination de celui de Felixstowe (Royaume-Uni), le 5 août 2026. Avec le recul de la banquise, les porte-conteneurs prennent le large vers l’Arctique. Le petit armateur chinois Sea Legend a inauguré, mi-août, la première ligne maritime régulière reliant l’Asie à l’Europe via le cercle polaire. Parti du port chinois de Ningbo, dans la soirée du 15 août, pour rejoindre le Royaume-Uni, le Dubai Tower traversait lundi 31 août la mer de Sibérie, où les conditions de navigation sont parmi les plus difficiles au monde. Ce porte-conteneurs de 175 mètres de long doit slalomer entre des plaques de glace sous un vent violent, alors que le brouillard et parfois le blizzard réduisent considérablement la visibilité. A cette latitude, les moyens de secours sont rares, et la moindre avarie peut vite tourner à la catastrophe.
Un départ est prévu chaque semaine entre la mi-août et début octobre, période durant laquelle une traversée est possible sans l’assistance d’un brise-glace. En septembre 2025, un navire avait effectué la traversée lors d’un voyage expérimental en seulement vingt jours, contre vingt-sept jours pour un trajet équivalent – c’est-à-dire sans escale – via le canal de Suez, selon les calculs du Centre for High North Logistics, de l’université norvégienne Nord. « L’ouverture de cette ligne régulière de porte-conteneurs avec des plannings précis a de quoi surprendre, car les conditions de navigation sont imprévisibles et peuvent rallonger les temps de voyage », estime Kjell Stokvik, le directeur du Centre for High North Logistics.
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