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L’un des meurtriers de la Sherbrookoise Isabelle Bolduc devra attendre quelques jours avant de savoir s'il pourra bénéficier de sorties sans escorte.
Isabelle Bolduc avait 22 ans lorsque le trio formé de Jean-Paul Bainbridge, de Guy Labonté et de Marcel Blanchette a frappé. À ce jour, seul Guy Labonté est en liberté.
Marcel Blanchette a vu la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) mettre en délibéré sa demande de sorties sans escorte pour rendre visite à sa belle-sœur. Malgré cinq requêtes faites au cours des derniers mois, aucune maison de transition ne veut l'accueillir.
Son état de santé – il est atteint d'un cancer du foie et du sang –, son risque de récidive élevé ainsi que son institutionnalisation de près de 50 ans, dont 30 ans pour le meurtre d'Isabelle Bolduc, ont été soulevés par son équipe de gestion de cas.
Demande de la dernière chance
Devant les commissaires, Marcel Blanchette a soutenu que sa demande de semi-liberté était celle de la dernière chance. Pour réaliser le rêve d'une personne condamnée à perpétuité de ne pas mourir en prison, comme l'a souligné son avocate.
Si je ne suis pas prêt aujourd'hui, je vais l'être encore moins dans un an. C'est là ou jamais, a exprimé Marcel Blanchette.
Son avocate a souligné que le risque associé au fait de le laisser se rendre chez sa belle-sœur quatre fois par année est faible.
Il a effectué les changements attendus. Ce n'est pas le même individu que celui qui a commis les gestes ignobles, a-t-elle souligné devant la CLCC.
Josée Bolduc, la tante de la victime, a quant à elle demandé aux commissaires de refuser toute demande de libération faite par Marcel Blanchette.
S'il vous plaît, ne le laissez pas sortir, a imploré Mme Bolduc, qui était présente à l'audience.
Elle a répété que Marcel Blanchette représentait toujours un danger pour les femmes dans la société.
Il va recommencer s'il le peut. S'il n'est pas escorté, il va à nouveau enlever une femme et la tuer. C'est un criminel récidiviste incontrôlable, croit Josée Bolduc.
« Une bombe à retardement »
Le délinquant a reconnu qu'il n'était pas un humain ordinaire, qu'il était quelqu'un d'insensible et qui voulait se satisfaire sans penser aux autres lorsqu'il a commis l'irréparable en 1996.
J'étais comme une bombe à retardement qui a explosé malheureusement sur des personnes innocentes qui ne méritaient pas ça. La honte et le regret me suivent tous les jours. Les thérapies m'ont appris à combattre et à vivre avec ces mauvaises émotions. Mais ce n'est pas parfait […] Ça va me suivre jusqu'à ma mort, le mal que j'ai fait, reconnaît Marcel Blanchette.
Il assure qu'il ne veut plus toucher à la drogue ni à l'alcool.
J'ai la drogue et la boisson en horreur, c'est mon ennemi numéro un. C'est ce qui m'a amené à me détruire et à détruire d'autres personnes. Je ne veux pas mettre tout ça sur le dos de la boisson et de la drogue, mais c'est une partie quand même.


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