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Les Québécois âgés entre 18 et 34 ans représentent la tranche d'âge qui s'est le moins prononcée à la dernière élection provinciale. Des étudiants au baccalauréat en études politiques appliquées de l'Université de Sherbrooke ont partagé leurs préoccupations, au micro de l'émission Vivement le retour.
Ils disent tous suivre de près la campagne électorale. On point d'en faire une surcharge. Je dois prendre des petits break, lance Olivier Boivin. Beaucoup de propositions et de sujets à couvrir intéressants, ajoute Étienne Huot.
Éducation
Myriam El Haouari dit s'intéresser davantage à l'éducation, entre autres les investissements dans les écoles du Québec. Pour plusieurs personnes qui vont en éducation, le fait d'avoir un programme de stage rémunéré pendant les études, c'est vraiment quelque chose de très important pour moi.

Myriam El Haouari étudie au baccalauréat en études politiques appliquées de l'Université de Sherbrooke, cheminement en droit.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
Environnement et culture
Aude Morasse-Ouellet juge que la guerre tarifaire prend « un peut trop de place dans la campagne ». Elle voudrait entendre parler des enjeux en environnement et en culture. J'essaie de creuser les propositions des différents partis de ces sujets-là. Ça manque de viande autour de l'os, dit-elle.
Je veux voter pour un parti qui correspond à mes valeurs, et non contre un parti, fait savoir l'étudiante.

Aude Morasse-Ouellet étudie au baccalauréat en études politiques appliquées de l'Université de Sherbrooke, cheminement en relations internationales.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
Logement
Olivier Boivin est avant tout interpellé par les propositions des partis en matière de logement. Ça fait quatre ans que je suis étudiant. J'ai vu des propriétaires qui désabusent un peu, dit-il pour sa part. Le plafonnement des loyers ou encore la construction de nouveaux logements, Olivier demeure à l'affut des propositions des chefs.
Il garde aussi une oreille attentive aux coupes budgétaires présentées par les partis. Il y a beaucoup de promesses dans les campagnes électorales. J'essaie d'en prendre et d'en laisser, souligne l'étudiant.

Olivier Boivin étudie au baccalauréat en études politiques appliquées de l'Université de Sherbrooke, cheminement politiques publiques.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
Justice
Étienne Huot a choisi le cheminement en droit dans son baccalauréat. Ce qui explique son grand intérêt pour le système de justice québécois. C'est un sujet page blanche actuellement [...] l'accessibilité à la justice est un problème frappant et criant. Les gens ont de la difficulté à saisir le système de justice et les tribunaux. On manque de ressources et personne ne semble faire de propositions à ce sujet, dit-il.
Ça m'inquiète beaucoup, ajoute-t-il.

Étienne Huot étudie au baccalauréat en études politiques appliquées de l'Université de Sherbrooke, cheminement en droit.
Photo : Radio-Canada / Éric Carbonneau
S'informer sur quelle plateforme?
Myriam El Haouari s'informe dans les médias, mais surtout sur les plateformes électorales de chaque parti. Je trouve que la meilleure façon de s'informer, c'est vraiment d'aller à la source même de l'information.
Olivier Boivin consulte beaucoup les réseaux sociaux, sur la plateforme X ou encore sur les comptes Instagram de certains journalistes. C'est d'aller à la source du parti, voir ce qu'on dit et de se faire une idée avec l'information qu'on a, ajoute-t-il.
Comme Olivier, Aude Morasse-Ouellet dit devoir composer avec une surcharge d'information. C'est vraiment un enjeu, dit-elle. J'ai beaucoup d'amis qui sont un peu moins politisés, qui trouvent que c'est tellement, et que ça devient trop difficile à suivre.
Elle croit aussi que d'aller à la source est la meilleure façon de se faire une tête dans cette campagne.
Même là, on ne peut pas passer à travers tout.
Étienne Huot abonde, compte tenu des nombreuses annonces des partis chaque jour. C'est quand même difficile à suivre, note celui qui consulte également les plateformes électorales. Il faut nuancer ça parce que les partis vont proposer leur idée, poursuit-il.
Dans le même ordre d'idée, Aude constate que son entourage s'intéresse à la politique en grande partie lorsqu'un événement fait un coup d'éclat.
Ils vont moins s'intéresser au fond et aux propos des différents partis politiques. Je pense que ça contribue à leur cynisme et leur détachement face à la politique, note l'étudiante.
J'ai plus l'impression que les gens vont s'intéresser à la politique quand la politique va rejoindre leurs propres intérêts, ajoute Myriam El Haouari. Selon elle, cette réalité influence la volonté des jeunes à s'impliquer et à suivre la campagne électorale.
Des indécis
Déjà à quelques semaines du vote, Aude et Myriam confirment que leur choix est définitif. C'est plus nébuleux pour Olivier. J'ai de la misère à dormir le soir, j'y pense des fois, lance-t-il.
Il y a cinq partis, et il n'y en a aucun qui me rejoint. C'est très bizarre comme sentiment, renchérit Étienne Huot.


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